Le programme
Retrouvez ici les mesures et les plans de notre liste « Faire Mieux pour Montpellier »
Le droit au logement pas la loi du marché
État des lieux
Montpellier traverse une crise du logement sans précédent. Entre flambée des prix, pénurie de logements sociaux et développement incontrôlé de la spéculation immobilière, l’accès à un toit digne est devenu un parcours du combattant pour des milliers d’habitant·es. Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, comme le gouvernement, a laissé faire, toujours au service des intérêts immobiliers, jamais de celles et ceux qui vivent et travaillent ici.
Cette crise est le résultat de décennies de libéralisation du marché immobilier, accompagnée par les municipalités successives. En trente ans, les prix ont été multipliés par trois tandis que les revenus stagnent. Étudiant·es, jeunes ménages, familles modestes, personnes âgées ou précaires sont les premières victimes de cette situation.
À cela s’ajoute une politique municipale qui favorise les expulsions et la rotation du parc immobilier au détriment de la stabilité résidentielle. Nous faisons le choix inverse. Le logement est un droit fondamental, pas une marchandise. La ville doit reprendre la main sur le marché immobilier.
Nos propositions
1. Mettre en place un guichet unique municipal du droit au logement
Un service public clairement identifié permettra de rendre effectif le droit au logement autour de trois missions complémentaires.
L’accès au droit et l’accompagnement des habitant·es, avec une information claire sur les droits des locataires, les aides au logement, la prévention des expulsions, l’accès au logement social et à la rénovation énergétique, ainsi qu’un accompagnement administratif, une médiation avec les bailleurs et un appui juridique.
Le recensement et la mobilisation des logements vacants, estimés entre 12 000 et 18 000 dans la métropole, afin de les orienter vers des solutions de logements d’urgence ou intercalaires. En cas de nécessité sociale avérée, la ville utilisera les outils légaux de réquisition pour garantir le droit au logement.
L’observation et le contrôle de l’encadrement des loyers, à travers un observatoire local public et indépendant, doté de moyens humains pour lutter contre les contournements, notamment liés aux locations de courte durée.
2. Protéger les locataires et faire reculer les abus
La ville de Montpellier se portera systématiquement partie civile aux côtés des locataires contre les marchands de sommeil. Les contrôles seront renforcés par des moyens humains dédiés afin de repérer les logements indignes et les pratiques abusives. Aucune expulsion ne devra avoir lieu sans solution publique et durable de relogement. Cette politique vise à mettre fin à l’impunité des bailleurs abusifs et à sécuriser les parcours résidentiels des habitant·es.
3. Lutter contre l’habitat indigne
Renforcement des équipes de contrôle de salubrité, suspension et retrait du permis de louer en cas d’insalubrité, adoption d’arrêtés municipaux de mise en sécurité, et mise en œuvre d’un plan municipal de lutte contre les punaises de lit.
Il s’agit d’œuvrer sur le bâti existant pour protéger la santé et la dignité des locataires, notamment dans les quartiers populaires.
4. Mettre en œuvre la réquisition des logements durablement vacants pour répondre à l’urgence sociale
S’appuyer sur le guichet unique du droit au logement pour identifier ces logements, accompagner les procédures et sécuriser juridiquement les réquisitions. Remettre rapidement ces logements à disposition des personnes mal logées, dans une logique d’intérêt général et de justice sociale.
5. Lutter contre la spéculation et les locations touristiques
Mise en place d’une taxe majorée sur les logements vacants et plafonnement strict du nombre de jours de location des meublés touristiques. L’objectif : préserver le parc de logements pour les habitant·es et mettre fin à l’éviction résidentielle organisée.
6. Produire massivement des logements accessibles et planifiés
Retour à un rythme de construction conforme au PLH métropolitain, avec un objectif de 30 000 logements sur le mandat. Au moins 30 % de logements sociaux et très sociaux dans toute opération de construction ou de réhabilitation, en priorité pour les étudiant·es, les jeunes, les familles précaires et les seniors.
La ville facilitera la production de logements étudiants publics, notamment en lien avec le CROUS, et veillera à une meilleure adéquation entre l’offre et la demande de logements sociaux sur le territoire.
7. Mettre en place un système municipal de garantie et de caution des loyers, protégeant à la fois locataires et propriétaires
Mettre en place une garantie municipale des loyers, simple et sécurisée, adossée au guichet unique du droit au logement. Un dispositif public qui sécurise les propriétaires contre les impayés et facilite l’accès au logement pour les locataires, en particulier les jeunes et les ménages modestes.
8. Faciliter l’accession populaire à la propriété
Renforcement du Bail Réel Solidaire et accompagnement des jeunes ménages afin de sécuriser leurs parcours résidentiels et de sortir durablement de la précarité locative.
9. Renforcer l’hébergement d’urgence et les solutions de protection
Avec les services de l’Etat, les capacités d’hébergement d’urgence seront doublées, sous gestion municipale et associative, avec une implication renforcée du CCAS pour favoriser l’insertion sociale. Des lieux refuges seront développés en lien avec les associations pour protéger les femmes victimes de violences. Nous développerons des bains-douches municipaux gratuits ainsi que des lieux d’accueil de jour dans chaque quartier.
10. Soutenir des formes d’habitat alternatives
Développer l’habitat coopératif, partagé et intergénérationnel et des solutions d’habitat intercalaire temporaire adapté aux besoins du territoire et de la population.
11. Lancer un grand plan de rénovation thermique et écologique
Renforcer les aides à la rénovation pour les propriétaires modestes, sanctionner les bailleurs négligents, lutter contre les passoires thermiques et promouvoir des matériaux de construction novateurs et écologiques dans les constructions.
12. Rendre les logements accessibles à toutes et tous
Mise aux normes d’accessibilité du parc social et communal ancien et intégrer systématiquement les normes PMR et seniors dans les appels d’offres. Développer de concert avec les associations des solutions d’habitabilité pour les publics porteurs de handicap qui rencontrent des difficultés.
13. Redonner la parole aux habitant·es
Organisation d’ateliers populaires dans chaque quartier sur l’urbanisme, les projets ANRU et d’aménagement local, ainsi que de réunions régulières avec bailleurs, syndics et promoteurs.
14. Garantir la transparence dans l’attribution des logements sociaux
Mise en place d’un système de cotation clair, public et équitable. Publication régulière des données d’attribution.
Urbanisme & écologie
État des lieux
Depuis 2020, Montpellier poursuit les trajectoires de développement qu’elle connaît depuis plus de cinquante ans : un urbanisme axé sur des grands projets, souvent déconnectés des réalités sociales et climatiques, imposés par une méthode verticale faite de réunions publiques d’information descendante, sans dialogue ni co-construction. Folies montpelliéraines, plan de circulation, rénovation urbaine des quartiers populaires sans ses habitant·es, soutien au LIEN et au COM, places minérales : ces choix témoignent d’un modèle d’urbanisme libéral dépassé au service des promoteurs privés et à rebours des aspirations des Montpelliéraines et Montpelliérains.
Par ailleurs, les phénomènes climatiques extrêmes (chaleur, inondations, sécheresse…) sont aggravés par l’artificialisation des sols, la dégradation des terres et les pollutions et l’aménagement de la Ville n’a pas été pensé pour y faire face.
La France Insoumise propose un urbanisme fondé sur la planification écologique, l’adaptation au changement climatique, l’anticipation des risques, la justice sociale et la participation citoyenne concrète, en réactivant la démocratie locale à travers le réseau des assemblées de quartier.
Nos propositions
1. Gouverner l’urbanisme par les besoins
Améliorer la maîtrise foncière dans le renouvellement urbain pour que les projets coïncident avec leur environnement. Recenser les friches urbaines et mettre en place un plan de revalorisation. Mettre fin aux folies montpelliéraines, et concentrer les moyens sur le renouvellement urbain des quartiers populaires isolés.
2. Refuser l’habitat indigne et le mal-logement
Refuser les permis de construire comportant des signes d’habitat indigne. Mobiliser les outils réglementaires pour lutter contre le mal-logement et viser une réquisition ou une préemption, puis une rénovation et une gestion publique des logements et bâtiments insalubres vides ou mis en vente.
3. Refuser les grands projets inutiles
S’opposer au COM et aux grands projets écocides déconnectés des réalités et aspirations écologiques et sociales du territoire.
4. Apaiser la voirie quartier par quartier
Modifier les plans de circulation quartier par quartier si le besoin en est exprimé en impliquant les assemblées de quartier et désengorger les axes sur-fréquentés comme les 4 Boulevards. Mettre en cohérence les nouveaux sens de circulation avec l’existant, mettre en conformité les ralentisseurs et multiplier les zones de rencontre.
5. Rendre l’espace public accessible aux PMR
Lancer un grand diagnostic de l’accessibilité de l’espace public pour les personnes à mobilité réduite avec les associations et engager les aménagements nécessaires.
6. Assurer un espace public digne et non hostile
Acter la fin de l’utilisation de mobilier urbain anti-SDF dans les nouveaux projets et organiser le retrait progressif de l’existant. Créer des douches publiques et développer les sanitaires et points d’eau potable publics.
7. Agir contre la pollution lumineuse
Réduire la pollution lumineuse par l’extinction, hors temps d’activité et sauf cas exceptionnels, des éclairages des boutiques, magasins et bureaux, et développer des dispositifs d’éclairage à la demande ou à détection de mouvement.
8. Développer un urbanisme convivial et à taille humaine
Aménager la ville avec un mobilier urbain convivial et modulable, en installant bancs, tables, assises, jardinières et éléments ludiques dans les rues et places, pour favoriser la rencontre, la détente et l’usage partagé de l’espace public, tout en intégrant des zones végétalisées pour créer un environnement agréable et accessible à tous. Généraliser la logique de quartier-village dans la rénovation urbaine, développer les centralités de quartier et promouvoir la densification de logements à proximité des services publics essentiels.
9. Repenser les parcs, jardins et grandes places
Repenser l’aménagement des parcs, jardins et grandes places de la commune afin de redonner toute leur place aux arbres, créer des îlots de fraîcheur et intégrer l’eau comme élément central. Envisager avec les habitant·es l’installation de jardins partagés et de nouveaux usages collectifs de ces espaces. Développer l’éco-pâturage pour l’entretien des espaces communaux et généraliser les pratiques respectueuses de la biodiversité dans la gestion des espaces verts.
10. Rafraîchir la ville et lutter contre les îlots de chaleur
Réaliser un diagnostic de surchauffe urbaine de la Ville : îlots de chaleur urbaine et zones d’inconfort thermique puis déployer un plan de rafraîchissement global (écoles, toitures, places de la Ville, maîtrise des vents…). Développer un plan de végétalisation et dispositifs d’ombrage de l’ensemble des places et aires de jeu de Montpellier, en commençant par les quartiers prioritaires. Créer des ombrages dans les rues où la plantation d’arbres est impossible et accroître la végétalisation des rues. Repenser les fontaines publiques pour en faire des espaces ludiques et remettre l’eau au cœur de l’aménagement des espaces publics lorsque cela est possible. Rendre le lac des Garrigues baignable et lancer une étude de faisabilité pour le Lez. Engager des projets de réaménagement écologique de sites emblématiques tels que l’Esplanade du Peyrou, le bassin Jacques-Cœur, la place des Martyrs de la Résistance, la place Max Rouquette, le parc Montcalm ou la Place de l’Europe, en renforçant l’arborisation et l’ombrage.
11. Renforcer la compensation environnementale
Rendre plus ambitieux le principe de compensation environnementale en prenant en compte l’âge des arbres coupés et les écosystèmes détruits, et en améliorant le barème de compensation par un séquencement tenant compte de la maturité des arbres.
12. Adapter nos écoles au changement climatique
Poursuivre et accélérer la végétalisation des cours d’écoles afin de lutter contre les îlots de chaleur et améliorer le cadre de vie des enfants. Améliorer le confort thermique des écoles et développer l’accessibilité à des activités d’eau.
13. Désimperméabiliser la Ville et anticiper les risques inondations
Lancer un plan de désimperméabilisation des sols. Généraliser l’utilisation de matériaux perméables et novateurs lors des nouveaux projets de voirie. Revoir le plan de prévention des risques d’inondation afin de l’adapter aux risques actuels de crue sur la commune. Développer une culture du risque par des marqueurs visibles dans l’espace public, des actions de prévention et la désimperméabilisation de la Ville afin de limiter le ruissellement et les remontées d’égouts.
14. Protéger et développer la nature en Ville et sanctuariser nos dernières terres naturelles et agricoles
Développer massivement les parcs, les jardins partagés, ouvriers et familiaux, et relever les exigences de compensation environnementale. Protéger les terres naturelles et agricoles contre l’artificialisation. Construire des contre-projets avec les habitant·es, répondant aux besoins réels du territoire (Ex. : COM repensé hors tout-voiture, Cambacérès préservé, Cité Bergère agricole, parc de Malbosc sanctuarisé et valorisé).
15. Ramener massivement la nature en Ville et promouvoir l’adaptation face aux canicules
Ramener la nature en Ville pour lutter contre les îlots de chaleur, favoriser le regroupement des arbres replantés, développer les trames vertes (milieux naturels et semi-naturels terrestres) et bleue (réseaux aquatiques et humides : fleuves, rivières, canaux, étangs, zones humides) et généraliser les fauches tardives afin de préserver la biodiversité. Arborer la place de l’Europe pour promouvoir un espace frais et accueillant et reconnecter les habitant·es au Verdanson par un projet mêlant nature, culture urbaine, parcours botanique et pédagogique. Par exemple, aménager le Verdanson par un projet mêlant nature, culture urbaine, parcours botanique et pédagogique.
16. Préserver les terres et freiner l’artificialisation
Mettre en place une stratégie de renouvellement urbain à l’échelle de la Ville et de la métropole. Créer des Zones agricoles protégées et des PAEN et établir un état des lieux des émissions de gaz à effet de serre, des pollutions, de la production de déchets, de l’état de la biodiversité et de l’artificialisation des terres.
17. Refonder la démocratie urbaine
Intégrer pleinement les assemblées de quartiers dans les comités de pilotage des projets. Mettre en place des réunions publiques mensuelles par quartier pour suivre les doléances et matérialiser le contrôle citoyen de l’action publique. Garantir une transparence totale des projets de ZAC et soumis à enquête publique et généraliser la co-construction citoyenne dans les projets.
18. Reprendre la main sur les outils d’urbanisme
Engager un cycle de participation citoyenne visant à améliorer le PLUi-C dès que possible, sans ouvrir à la construction les zones non urbanisées.
19. Connaître réellement notre territoire pour mieux l’aménager
Associer les habitant·es à l’élaboration d’atlas de biodiversité de quartier et faire de la renaturation un moyen de construire un nouveau rapport collectif au vivant. Dresser dès la première année de mandat un diagnostic partagé des émissions de gaz à effet de serre, des pollutions, de la production de déchets, de l’état de la biodiversité et de l’artificialisation des terres.
20. Créer une Agence d’Urbanisme Métropolitaine
Se doter d’une Agence d’Urbanisme Métropolitaine avec des missions clairement identifiées visant à doter notre territoire d’une expertise locale publique et d’accompagner la planification écologique.
Jeunesses
État des lieux
À Montpellier, Ville jeune, étudiante et populaire, les jeunesses sont en première ligne face à la précarisation généralisée. Logement hors de prix, précarité alimentaire, renoncements aux soins, détresse psychologique, discriminations systémiques : ces réalités structurent le quotidien de dizaines de milliers de jeunes montpelliérain·es. Être jeune aujourd’hui, c’est trop souvent vivre sous contrainte, repousser l’autonomie et renoncer à l’émancipation.
La municipalité ne peut pas se contenter d’attirer les jeunes sans leur garantir des conditions de vie dignes. Faire de la jeunesse une priorité politique réelle, c’est rompre avec la précarisation organisée et garantir l’accès effectif aux droits fondamentaux : logement, alimentation, santé, culture, sport, égalité et participation démocratique. C’est cette ambition que nous portons pour Montpellier.
Nos propositions
1. Faire du logement la clé de voûte de l’autonomie des jeunes
Privilégier l’accord de baux au CROUS plutôt qu’au secteur privé, réserver du foncier au logement étudiant public et investir massivement dans la construction de logements étudiants à la hauteur des besoins.
2. Lutter contre le mal-logement des jeunes par le guichet unique du logement
Agir contre les passoires thermiques, les nuisances et l’habitat indigne qui affectent directement la santé physique et psychique des jeunes, en particulier des étudiant·es et jeunes travailleur·ses précaires.
3. Garantir un accès digne à l’alimentation
Déployer des cantines sociales jeunes à tarification solidaire pouvant aller jusqu’à la gratuité, soutenir les associations étudiantes assurant des distributions alimentaires jusqu’à ce qu’elles n’aient plus besoin de le faire.
4. Répondre aux besoins matériels essentiels
Assurer la distribution de protections périodiques lavables à la demande, garantir la gratuité de l’abonnement aux médiathèques municipales.
5. Alléger les contraintes de mobilité
Mettre en place la gratuité des places de stationnement autour des facultés et des résidences CROUS et réexaminer la desserte en transports en commun des campus et résidences universitaires.
6. Faire de la santé des jeunes une priorité municipale
Répondre au renoncement massif aux soins en développant des services publics municipaux de proximité, gratuits et accessibles, en particulier dans les quartiers populaires.
7. Agir face à la détresse psychologique des jeunes
Mettre en place un pôle municipal de santé mentale permettant aux jeunes de consulter des professionnel·les de manière gratuite, anonyme, sans rendez-vous ni autorisation parentale, sur le modèle de ce qui existe à Barcelone.
8. Déployer des espaces santé jeunes
Développer des lieux proposant des consultations gratuites et anonymes de prévention, accessibles à toutes les jeunesses.
9. Renforcer la santé sexuelle et reproductive
Développer les lieux et campagnes d’information sur la contraception, l’accès à l’IVG, la prévention du VIH et des infections sexuellement transmissibles.
10. Garantir l’accès des jeunes à la culture
Favoriser la gratuité et la tarification sociale des équipements culturels, soutenir l’émergence de lieux alternatifs et réintroduire une culture de proximité dans les quartiers populaires, par et pour les habitant·es.
11. Améliorer l’accessibilité des médiathèques
(gratuité, amplitude horaires, et ouverture les soirs et week-ends) et le déploiement de nouvelles médiathèques dans des quartiers qui n’en ont pas
12. Soutenir l’éducation populaire et la création
Soutenir les Maisons de jeunesse et de la culture, développer les partenariats avec les centres sociaux, associations et artistes locaux, et pérenniser les financements de l’éducation populaire.
13. Déployer la culture dans tous les temps de vie
Développer les activités artistiques et culturelles dans les centres de loisirs et les crèches, et faire appel à des artistes pour l’ensemble de la vie municipale, des fêtes de quartier aux projets d’aménagement.
14. Investir dans un sport populaire et émancipateur
Garantir l’accès à la pratique sportive pour toutes et tous en rendant accessibles les installations sportives scolaires aux associations en dehors des horaires scolaires, y compris pendant les vacances.
15. Lutter contre les discriminations dans le sport
Soutenir la pratique sportive féminine et mixte et élaborer, avec les associations locales, une charte de lutte contre les discriminations dans le sport.
16. Refuser la marchandisation du sport
Refuser le nommage des équipements sportifs par des marques et leur privatisation.
17. Mettre fin à l’instrumentalisation de la laïcité
Mettre fin à la charte de la laïcité utilisée comme outil d’exclusion des jeunes et des associations.
18. Faire des jeunes des acteurs et actrices de la démocratie locale
Renforcer les conseils de la jeunesse, de la vie étudiante et les conseils municipaux des enfants en leur déléguant un budget propre, un droit d’interpellation directe du Conseil municipal et une représentation proportionnelle des quartiers.
19. Former à la citoyenneté et soutenir l’engagement
Développer un apprentissage concret de la citoyenneté et du droit de vote pour les 16–18 ans, vulgariser les délibérations municipales et métropolitaines et soutenir les projets citoyens, associatifs, humanitaires portés par les jeunes.
Éducation, enfance et communauté éducative
État des lieux
L’école est le pilier de la République : elle est un bien commun, qui prépare le futur de la nation. Le droit d’apprendre dans des conditions dignes doit être garanti par une municipalité qui agit en ce sens : établissements adaptés et en bon état, repas sains en accord avec la nécessaire bifurcation écologique, matériel scolaire accessible à toutes et tous, accompagnement des élèves et des familles.
Aujourd’hui, ces conditions ne sont pas garanties. En moyenne, trois élèves par classe se rendent à l’école sans avoir mangé. De nombreuses familles en situation de précarité ne peuvent pas fournir le matériel scolaire nécessaire et, du fait d’horaires de travail décalés, peinent à accompagner les devoirs. À Montpellier, les familles doivent encore acheter chaque année les fournitures demandées par les enseignant·es. Malgré un tarif dégressif à la cantine, il n’existe pas de gratuité pour les familles en grande précarité, et les autres tarifs restent un poids financier important.
Les bonnes conditions d’apprentissage passent également par des effectifs réduits, notamment en grande section, CP et CE1, ainsi que par des services périscolaires et de petite enfance de qualité. Or, les agent·es municipaux subissent précarité, surcharge de travail et manque de reconnaissance. Enfin, la marchandisation de la petite enfance, illustrée par les scandales des crèches privées lucratives, se fait au détriment du bien-être des enfants et de l’intérêt général, alors que 40 % des parents ne trouvent pas de place en crèche.
Nos propositions
1. Fournir des fournitures scolaires gratuites
Allouer à tous les élèves une dotation standard de fournitures scolaires gratuites afin de garantir l’égalité entre enfants et de soulager les familles.
2. Mettre en place des petits-déjeuners scolaires
Mettre en place des petits-déjeuners sur le temps d’accueil périscolaire du matin afin de lutter contre la faim et favoriser la réussite scolaire.
3. Instaurer la gratuité de la cantine
Instaurer la gratuité de la cantine en renforçant la progressivité des tarifs pour les petits revenus et en mettant en place une gratuité immédiate pour les familles en dessous du seuil de pauvreté.
4. Développer des potagers pédagogiques dans les écoles
Ouvrir des jardins potagers biologiques cultivés par les élèves dans les écoles, à travers des appels à projets pédagogiques auprès des équipes éducatives.
5. Lutter contre la ségrégation scolaire
Construire une sectorisation mettant fin à la ségrégation scolaire et garantissant l’accès de tous les enfants à une école publique de proximité ; refuser l’ouverture de toute nouvelle école privée sur le territoire communal et lutter contre la ségrégation des publics dans le périscolaire.
6. Faire de la lutte contre l’évitement scolaire une priorité municipale
Création d’un Observatoire municipal de la mixité scolaire. Développer un Plan d’urgence municipal sur les écoles qui subissent le plus fort taux d’évitement (renfort budgétaire, avantages pour les familles, ouvrir ces écoles en dehors des périodes scolaires pour en faire des poumons de la vie de quartier)
7. Se mobiliser contre les fermetures de classes
Se mobiliser contre les fermetures d’écoles et de classes et défendre des effectifs permettant de garantir réellement des classes de grande section, CP et CE1 à 24 élèves.
8. Garantir une restauration scolaire écologique et gratuite
Défendre le droit à une alimentation saine pour tous les enfants en maximisant la part de produits bio, locaux et de saison dans la restauration collective, avec pour objectif d’atteindre 100 % de cantines bio et locales, tout en soutenant les filières agricoles locales. Instaurer une option végétarienne quotidienne dans les cantines scolaires (ne comportant ni viande, ni poisson). Instaurer deux journées végétarienne hebdomadaires dans les cantines scolaires (ne comportant ni viande, ni poisson). Instaurer une journée végétalienne hebdomadaire en restauration scolaire (a minima le plat principal ne comportant aucun produit d’origine animale).
9. Lutter contre la précarité des agent·es municipaux
Lutter contre la précarité en mettant en place des plans de titularisation, en éradiquant le temps partiel subi et en engageant des négociations salariales internes.
10. Garantir des équipes éducatives stables et reconnues
Garantir un nombre suffisant d’animateur·rices périscolaires formé·es, en emploi non précaire et en visant le temps plein ; parvenir à l’objectif d’une ATSEM à temps plein par classe en maternelle.
11. Associer les agent·es aux politiques éducatives
Associer l’ensemble des agent·es municipaux à l’élaboration des projets et politiques municipales (projets de service…) et développer la formation des agent·es territoriaux pour accompagner l’évolution des services.
12. Prévenir les violences éducatives
Former les personnels de crèche, du périscolaire et les intervenant·es sur le temps scolaire à la prévention des violences éducatives.
13. Développer un service public local de la petite enfance
Développer le service public local de la petite enfance en proposant des modes d’accueil diversifiés, publics et à taille humaine (crèches, multi-accueils, relais assistantes maternelles, lieux d’accueil enfants-parents) afin de permettre à 100 % des parents d’obtenir une place pour leurs enfants.
14. Compléter le congé parental volontaire
En cas de non attribution de place en crèche, permettre aux parents qui le souhaitent de prendre un congé parental complété financièrement par la mairie.
15. Soutenir l’accompagnement à la parentalité
Soutenir et développer l’accompagnement à la parentalité dans les équipements municipaux ou maisons de l’enfance : temps d’échanges entre parents et professionnel·les, accueils-jeux, ateliers, rendez-vous individuels ou réunions.
16. Promouvoir l’école dehors
Permettre à chaque école de mettre en place “l’école dehors » afin de renforcer le bien-être des enfants, l’égalité scolaire et le lien au vivant.
Un accompagnement matériel et pédagogique des équipes éducatives sera mis en place.
17. Permettre aux écoles d’organiser des classes vertes accessibles à tous
Garantir “une classe verte pour tous”, en assurant à chaque enfant scolarisé dans les écoles publiques l’accès à une classe verte organisée sur le temps scolaire, et conçue comme un temps d’apprentissage en immersion dans la nature, afin de lutter contre les inégalités sociales d’accès aux séjours éducatifs, renforcer le lien au vivant et faire de l’éducation à l’écologie un droit, et non un privilège.
18. Promouvoir une semaine sans écran à l’école
Mettre en place une « Semaine sans écran » annuelle dans toutes les écoles, en encourageant une semaine d’activités scolaires et périscolaires sans utilisation d’écrans numériques, accompagnée de programmes pédagogiques alternatifs centrés sur le jeu, la lecture, les activités en plein air et la créativité, avec formation et ressources pour les enseignants et animateurs, afin de réduire le temps d’exposition aux écrans, favoriser la concentration et le bien-être des élèves, et sensibiliser dès le plus jeune âge à une utilisation responsable du numérique.
19. Renforcer l’offre éducative dans les écoles publiques
Recruter des professeur·es d’activité physique adaptée, de musique et d’arts plastiques afin d’assurer des enseignements de qualité dans ces domaines, aux côtés des professeur·es des écoles, dans chaque école primaire de la ville.
20. Développer le service public de la petite enfance
Développer le service public de la petite enfance en proposant des modes d’accueil diversifiés et adaptés aux besoins, afin de permettre à 100 % des parents qui le souhaitent d’obtenir une place pour leurs enfants.
Pour faire des quartiers populaires le cœur battant de Montpellier
État des lieux
Les quartiers populaires de Montpellier concentrent les inégalités produites par des décennies de politiques d’abandon, de relégation et de stigmatisation. Chômage massif, logements dégradés, services publics insuffisants, discriminations systémiques, contrôles policiers répétés : ces réalités ne sont pas des fatalités mais le résultat de choix politiques assumés. Trop souvent, les quartiers populaires sont regardés comme des problèmes à gérer plutôt que comme des territoires vivants, riches de solidarités, de cultures et d’initiatives. Par ailleurs, les travaux d’embellissement sont trop souvent déployés dans les quartiers de centre-ville tandis que les quartiers populaires sont négligés et abandonnés, ce qui crée une ville à deux vitesses.
La municipalité actuelle a poursuivi cette logique en privilégiant des politiques de façade, des opérations de communication et des projets de gentrification, sans donner aux habitantes et habitants les moyens de décider pour leur quartier ni de vivre dignement. Or il n’y aura pas de justice sociale, écologique et démocratique à Montpellier sans faire des quartiers populaires une priorité politique centrale.
La France Insoumise défend une autre vision, en redonnant le pouvoir aux habitant·es, de garantir des droits effectifs, en déployant des services publics de proximité et rompant avec les politiques de relégation. C’est le sens des mesures que nous portons.
Nos propositions
1. Déployer des services publics de proximité
Développer des maisons de santé, des équipements ouverts en soirée et le week end, renforcer la médiation sociale et la présence humaine. Les services publics doivent revenir dans les quartiers pour répondre aux besoins, pas pour surveiller.
2. Redonner le pouvoir aux habitant·es
Mettre en place des conseils de quartiers citoyens décisionnaires, dotés de budgets propres, chargés de définir les priorités locales, les aménagements et les projets de quartier. La démocratie ne doit pas être consultative mais agir concrètement sur le quotidien.
Nous pousserons pour le lancement d’un programme ANRU à Saint-Martin mais en construisant cette dernière par et pour les habitants.
3. Zéro logement indigne
Engager une rénovation massive des immeubles, lutter contre les passoires thermiques, sanctionner les marchands de sommeil et mobiliser les logements vacants.
4. Rendre transparentes et démocratiques les attributions de logements sociaux
Mise en place d’un système de cotation clair et public, et d’un système de représentation directe des locataires dans les commissions d’attribution et publication régulière des données d’attribution afin de garantir l’égalité de traitement.
5. Garantir des relogements sans déclassement ni expulsion déguisée
Assurer que toute proposition de relogement respecte une continuité de surface, de performance énergétique, d’accessibilité et de desserte par les transports en commun, exclusivement sur le territoire de Montpellier. En cas de démolition, garantir une solution de relogement dans le même quartier afin de lutter contre la gentrification et les déplacements forcés.
6. Assurer une mobilité réellement accessible
Renforcer les fréquences de bus et de tram, développer le transport à hauteur des besoins pour les quartiers enclavés.
7. Rénover les écoles et garantir l’égalité éducative
Rénover les établissements vétustes et mal isolés, renforcer les équipes éducatives et développer un soutien scolaire gratuit.
8. Développer l’emploi local et utile
Mettre en place des pôles municipaux pour l’emploi de proximité, soutenir les coopératives, l’économie sociale et les initiatives portées par les habitant·es des quartiers. Soutenir tout particulièrement l’insertion professionnelle des femmes des quartiers populaires, discriminées dans le monde du travail
9. Construire la sûreté par la présence humaine
Déployer des médiateurs formés, et une police municipale de proximité tournée vers la prévention et le dialogue. Supprimer et réallouer les crédits du GSRI (brigade des logements sociaux) vers la création de conciergeries de quartier dans les logements sociaux et copropriétés en difficulté.
10. Faire respirer et rendre vivants les quartiers
Développer les jardins partagés, la végétalisation, la lutte contre les nuisibles et renforcer la propreté et l’entretien des parcs et des équipements publics. Développer les commerces de proximité dans ces quartiers. Développement/ réaménagement des places pour créer des lieux de vie animés pensés pour les familles
11. Garantir la solidarité, la culture et le sport comme droits
Soutenir les épiceries solidaires, l’aide alimentaire et l’accompagnement des familles précaires. Garantir un accès gratuit ou solidaire aux équipements culturels et sportifs, soutenir les associations locales et valoriser la créativité et la fierté des quartiers.
12. Repenser avec les habitants de la Paillade le projet pour le sud du quartier
Nous mènerons un vrai projet concerté pour le sud du quartier, intégrant la rénovation du stade de telle sorte qu’elle serve les supporters, le club ET les Pailladins et l a nouvelle antenne du CHU prévue. Des équipements culturels et/ou tournés vers notre jeunesse seront particulièrement étudiés. Nous étudierons la transformation du Golf de Fontcaude en grand parc métropolitain en partenariat avec tous les habitants de l’ouest de la métropole.
13. Gratuité des piscines municipales l’été et élargissement de l’amplitude horaire
Mesure nécessaire en période de canicule et facilitation de l’accès à la piscine dans les quartiers populaires
Alimentation et agriculture
État des lieux
L’accès à une alimentation saine, choisie et respectueuse du vivant est aujourd’hui profondément inégalitaire. À Montpellier, bien manger est devenu un luxe pour une partie croissante de la population. Dans le même temps, les terres agricoles de la Ville, mitées de toutes parts par la bétonisation, sont devenues hors de prix pour les agriculteurs de notre territoire tandis que notre approvisionnement alimentaire repose encore sur des filières longues et polluantes.
Alimentation et agriculture relèvent d’une urgence social, écologique et démocratique. La France insoumise défend une politique municipale qui garantit le droit à une alimentation de qualité pour toutes et tous, soutient une agriculture paysanne locale dans une logique de cohérence entre justice sociale, écologie et respect du vivant.
Nos propositions
1. Mettre en place un restaurant populaire municipal bio et à petit prix
Développer un système de restauration solidaire géré en régie publique, ou en soutien à des initiatives associatives, afin de garantir un accès pour toutes et tous à une alimentation de qualité, locale, à prix social, dans une logique de dignité et de droit commun.
2. Protéger les terres agricoles et construire une ceinture nourricière autour de Montpellier
Face à l’artificialisation des sols, à la spéculation foncière et au vieillissement du monde agricole, nous faisons de l’agriculture périurbaine un pilier de la transition écologique, alimentaire et sociale du territoire.
- Sanctuariser les terres agricoles et naturelles en mobilisant pleinement les outils existants (zones agricoles protégées, périmètres de protection des espaces agricoles et naturels périurbains) afin de préserver durablement les terres nourricières autour de Montpellier.
- Créer une foncière agricole, outil public de portage foncier pour sortir les terres de la spéculation, garantir leur vocation agricole sur le long terme et faciliter l’installation de nouveaux paysans et maraîchers. La foncière accompagnera les transmissions agricoles, soutiendra la transition des cultures et portera le développement de fermes agricoles et pédagogiques, notamment au Parc de Malbosc et à la Cité Bergère, pour rendre l’agriculture concrète et accessible au quotidien.
- Structurer une filière alimentaire locale à l’échelle du bassin de vie montpelliérain, fondée sur la proximité, la qualité des productions, des débouchés pérennes et des prix justes, afin de sécuriser durablement les revenus des paysan·nes, notamment via la commande publique (cantines, hôpitaux, services publics).
3. Développer des outils publics de transformation alimentaire
Déployer des légumeries municipales et autres outils publics de transformation pour approvisionner la restauration collective et solidaire, réduire le gaspillage et soutenir les filières locales.
4. Structurer une gouvernance démocratique de l’alimentation
Mettre en place un Conseil local de l’alimentation associant élu·es, producteur·rices, associations, structures de formation et habitant·es afin de piloter la politique alimentaire municipale.
5. Soutenir les initiatives de sécurité sociale de l’alimentation
Soutenir les expérimentations locales de sécurité sociale de l’alimentation permettant aux ménages modestes d’accéder à une alimentation choisie et de qualité, tout en devenant acteurs du système alimentaire.
6. Soutenir les circuits courts et l’alimentation populaire de proximité
Soutenir les AMAP, marchés paysans, épiceries coopératives et magasins de producteur·rices, en particulier dans les quartiers populaires où l’offre alimentaire de qualité est insuffisante.
7. Végétaliser la restauration municipale et événementielle
Végétaliser significativement les buffets, réceptions officielles, événements municipaux, les cantines publiques, dans une logique de santé publique, de justice alimentaire et de réduction de l’empreinte écologique. Nous viserons la réduction de 50 % la consommation de produits d’origine animale d’ici 2032.
Énergies, eau et déchets
État des lieux
Les bouleversements climatiques (canicules, épisodes cévenols, stress hydrique) sont de plus en plus fréquents et violents dans un contexte de dérèglement généralisé, tout en fragilisant les territoires. Cette situation rend indispensable une transformation profonde de nos modes de production et de gestion des biens communs (énergie, eau, gestion des déchets).
Face à ces constats, la France insoumise propose une politique municipale fondée sur la bifurcation énergétique, la sortie du tout-déchet et la sécurisation de l’accès à l’eau, en reprenant la main sur ces réseaux essentiels par des régies publiques.
Nos propositions
1. Engager la bifurcation énergétique communale grâce à la création d’une régie de l’énergie : Energie de Montpellier (EDM)
Énergie de Montpellier est un opérateur public local de l’énergie au service de l’intérêt général. Il fournit une électricité 100 % renouvelable, à prix stables, lisibles et solidaires, sans logique de profit. Il investit et planifie le développement des énergies renouvelables locales, en priorité le solaire et les réseaux de chaleur. Cela, en mobilisant toitures publiques, ombrières, terrains dégradés et grands sites, il sécurise un approvisionnement local à coûts maîtrisés. Cette production alimente directement le fournisseur public, renforçant l’autonomie énergétique et la maîtrise durable des prix. Enfin, il agit comme guichet public local de l’énergie, accompagnant les ménages et acteurs locaux, notamment face à la précarité énergétique.
2. Planifier la sobriété et la rénovation des bâtiments publics
Adopter un plan énergétique des bâtiments publics afin de planifier la sobriété des usages, la rénovation thermique et le recours prioritaire aux énergies renouvelables et aux matériaux biosourcés lorsque cela est possible.
3. Sortir des énergies fossiles dans le patrimoine public
Supprimer le chauffage au fioul, puis au gaz, dans les bâtiments publics sur la durée du mandat et les remplacer par des réseaux de chaleur urbains, des pompes à chaleur ou des solutions électriques adaptées.
4. Développer et étendre les réseaux de chaleur
Développer les réseaux de chaleur urbains et privilégier les énergies renouvelables dans les contrats d’approvisionnement énergétique de la commune.
5. Mener une Convention populaire sur la stratégie “zéro déchets”
Organiser une Convention populaire des déchets, associant largement les habitants avec une partie de tirage au sort, qui aura pour mission de porter un regard global sur la politique déchets. Les scénarios étudiés devront inclure obligatoirement des solutions locales aux exutoires, et les conclusions seront soumises à une votation citoyenne.
6. Réduire les déchets à la source et développer le réemploi
Mettre en œuvre la règle des « 3R + 1V » : réduire à la source la production de déchets, favoriser le réemploi, renforcer le recyclage et développer la valorisation. Développer des ressourceries accessibles dans tous les quartiers, soutenir le vrac et la consigne avec les acteurs économiques locaux et faire davantage peser le coût du traitement des déchets sur les producteurs plutôt que sur les ménages.
7. Éducation populaire, proximité et pouvoir d’agir des habitant·es
La commune déploiera un grand programme d’éducation populaire en lien avec la stratégie zéro déchet pour susciter l’appropriation de ce sujet par les habitant·es, et en particulier auprès des enfants : composteurs dans les écoles, actions de sensibilisation au tri et à la réduction des déchets…
8. Mieux recycler les déchets du bâtiment
Améliorer le recyclage des matériaux issus du BTP en imposant leur réutilisation dans une partie des futurs projets publics.
9. Garantir l’accès à l’eau pour le siècle à venir
Porter une collaboration entre le bassin versant du Rhône et celui du Lez afin de garantir la sécurité de l’approvisionnement en eau à long terme.
10. Favoriser la captation et la réutilisation des eaux de pluie
Développer des infrastructures de réutilisation des eaux de pluie, ralentir l’écoulement de l’eau pour réhydrater les sols et limiter les risques liés aux sécheresses et aux inondations.
Transports publics, mobilités et biens communs
État des lieux
Les politiques de libéralisation ont considérablement dégradé les transports publics en les soumettant à la rentabilité, entraînant hausse des tarifs, baisse de l’offre et fermeture de dessertes, au détriment de l’égalité territoriale et au profit de la voiture individuelle. À l’inverse, les collectivités ont la compétence pour organiser des réseaux cohérents combinant train, tramway, bus, transports à la demande, mobilités cyclables, voies piétonnes afin de garantir l’accessibilité, réduire les émissions et rééquilibrer les territoires.
La gratuité totale des transports en commun est une mesure de justice sociale et écologique portée par la France insoumise mais il ne peut y avoir de gratuité réelle sans multiplication de l’offre de transport, sans investissements massifs dans les infrastructures et sans amélioration des conditions de travail des personnels.
Notre projet consiste donc à élargir le principe de gratuité à l’ensemble de la population, tout en renforçant considérablement le réseau, les fréquences, les amplitudes horaires et l’intermodalité, afin de construire un véritable service public des mobilités, accessible, fiable et humain.
Nos propositions
1. Instaurer un moratoire sur les projets autoroutiers inutiles et écocides à Montpellier
Défendre le moratoire sur le Contournement Ouest de Montpellier, étudier les solutions alternatives proposées par les collectifs de lutte et privilégier les solutions de transports en commun publics. Continuer à défendre l’arrêt du LIEN, autre projet routier écocide.
2. Renforcer massivement l’offre de transports collectifs
Renforcer la desserte et la densité du réseau de tramway, de bus et de bus en site propre, notamment aux heures de forte affluence, afin de réduire les temps d’attente, améliorer la régularité et absorber l’augmentation de la fréquentation liée à la gratuité. Investir dans l’acquisition de nouvelles rames de tramway et dans le développement des infrastructures nécessaires pour augmenter durablement la capacité du réseau et améliorer le confort des usager·es.
3. Adapter le réseau aux besoins réels des habitant·es
Identifier précisément les heures de forte affluence et les zones insuffisamment desservies afin d’adapter le réseau aux usages réels, en renforçant les fréquences, en étendant les amplitudes horaires notamment en soirée et les week ends, et en développant des solutions de transport public adaptées pour les quartiers aujourd’hui mal desservis.
Renforcer la fréquence: un tram toutes les 10 minutes maximum et toutes les 5 minutes maximum en période de pointe. Étendre le service jusqu’à 2h.
4. Défendre de nouveaux financements pour le service public des transports
Mener, avec les collectifs citoyens, les syndicats et les habitant·es, des actions pour obtenir le déplafonnement du taux minimal du versement transport destiné aux collectivités.
5. Faire du vélo un pilier du service public de mobilité
Faire du vélo un mode de transport collectif à part entière, complémentaire des transports en commun, en modernisant et en développant fortement le service Vélomagg’, en augmentant la part de vélos à assistance électrique, en déployant un réseau renforcé de vélostations automatiques sur l’ensemble du territoire, et en sécurisant les pistes cyclables par une séparation claire et effective avec les autres modes de transport motorisés afin de garantir des déplacements sûrs et continus.
6. Garantir l’accessibilité universelle du réseau
Aller vers un réseau de transports en commun et d’arrêts totalement accessibles aux personnes en situation de handicap, conformément aux obligations légales, et améliorer l’information voyageurs pour toutes et tous.
7. Mieux coordonner les mobilités à l’échelle du territoire
Impulser une coordination renforcée entre la métropole, la région, l’État et les opérateurs afin d’améliorer et développer les Parking P+tram, la synchronisation des horaires entre trains, TER, tramways et bus, et faciliter les déplacements du quotidien. Enfin, relancer l’étoile ferroviaire avec un plan de poursuite du développement du tram, du tram-train et du train sur notre territoire.
8. Aller vers une gratuité réelle et universelle des transports en commun en supprimant les dispositifs coûteux liés à la tarification et au contrôle
Aller vers la gratuité totale des transports en commun pour l’ensemble des usager·es, sans distinction de lieu de résidence, et mettre fin aux dispositifs de contrôle et de sanction qui transforment les conducteurs et conductrices en contrôleurs, dégradent leurs conditions de travail et génèrent des tensions inutiles avec les usager·es.
Supprimer progressivement les dispositifs de gestion des titres de transport, des bornes, des contrôles et des amendes, et réorienter les économies réalisées vers le financement du service public de transport, estimées à plusieurs millions d’euros par an.
9. Lancer une grande sensibilisation pour le partage de la route
Vélo, trottinette, voiture, piétons, tout le monde à le droit de pouvoir se déplacer en toute sécurité dans l’espace public. Nous clarifierons les règles d’usage pour développer le respect de chacun par une grande campagne de sensibilisation et une signalisation adaptée.
Mettre fin aux directives répressives envers certains usagers de la route, notamment utilisateurs et utilisatrices de trottinettes.
10. Massifier l’auto partage pour tous
Déployer une flotte de voitures partagées électriques, de toutes tailles, accessible dans tous les quartiers (en commençant par les quartiers populaires les moins bien desservis) et aux jeunes conducteurs. Objectif : permettre aux habitant·es de se passer d’une voiture individuelle tout en conservant une solution pour les besoins ponctuels. Il s’agit d’une mesure sociale et écologique qui réduit les dépenses contraintes, libère l’espace public et rend la transition des mobilités accessible à toutes et tous à Montpellier.
11. Lancer une convention populaire tirée au sort pour organiser la suite du moratoire sur la ZFE et généralement sur la place de la voiture individuelle
12. Développer les navettes de bus dans les quartiers/communes mal desservis par le tram, notamment à destination des personnes à mobilité réduite et des personnes âgées.
13. Doter Montpellier d’une gare routière digne de ce nom - pour les bus longue distance et les cars.
Engager un plan de transformation des gares routières de Montpellier pour en faire de véritables pôles de mobilité du quotidien, et non de simples lieux de transit. Chaque site sera réaménagé pour garantir confort, sécurité et accessibilité : abris efficaces, ombrage, sanitaires, information claire et présence humaine. Nous renforcerons leur connexion avec les tramways, bus, vélo et marche, pour des correspondances simples et lisibles.
Condition animale
État des lieux
À Montpellier, la condition animale reste trop souvent traitée comme une question secondaire, réduite à des enjeux de gestion ou de nuisance. Pourtant, la ville est un espace de cohabitation permanente entre humains, animaux domestiques et faune sauvage. La manière dont une collectivité considère les animaux dit beaucoup de ses valeurs : respecter le vivant, c’est refuser la violence, protéger les plus vulnérables et construire une ville plus juste et plus apaisée.
La condition animale est aussi indissociable des enjeux écologiques, sanitaires et sociaux. Préserver les habitats, lutter contre la maltraitance, promouvoir des pratiques publiques respectueuses du bien-être animal et accompagner les habitantes et habitants dans la responsabilité que représente la vie avec l’animal, c’est améliorer concrètement le cadre de vie commun. La municipalité a un rôle central à jouer pour organiser une cohabitation équilibrée et bienveillante entre les humains et l’ensemble du vivant.
Nos propositions
1. Donner une responsabilité politique claire à la condition animale
Attribuer une délégation municipale clairement identifiée à la condition animale, dotée de moyens dédiés, et adopter un cadre d’engagement municipal en faveur du respect du vivant.
2. Maintenir l’interdiction de chasse sur le territoire communal
Interdire en particulier la chasse à courre, chasse à la glue, piégeage et déterrage, chasse en enclos, empoissonnement dans le but de pêcher…
3. Maintenir l’interdiction des cirques exploitant des animaux sauvages
4. Garantir la transparence de l’action publique
Garantir la transparence de l’activité des fourrières par la publication annuelle de bilans détaillés et accessibles au public.
5. Agir pour la protection et le soin des animaux
Soutenir le développement de centres de soins vétérinaires publics ou accessibles pour les animaux domestiques et sauvages, en lien avec les associations de protection animale, et appuyer les dispositifs de soins pour les animaux des personnes en situation de précarité.
6. Organiser la stérilisation, l’identification et la protection des populations animales urbaines
Organiser la stérilisation, l’identification et la protection des chats errants en partenariat avec les associations, et privilégier des solutions non cruelles pour la gestion des animaux liminaires.
7. Favoriser des espaces refuges pour la faune
Aménager et préserver des espaces refuges pour les animaux sauvages, maintenir des friches urbaines et développer des zones favorables aux pollinisateurs, y compris en milieu urbain dense.
8. Prévenir l’abandon et lutter contre la maltraitance
Organiser des campagnes régulières de sensibilisation contre l’abandon des animaux domestiques, renforcer le soutien aux associations de protection animale et garantir des moyens matériels adaptés à leurs missions.
9. Aménager la ville pour la cohabitation avec le vivant
Intégrer dans les projets d’urbanisme des dispositifs favorisant le nichage, les déplacements et les habitats de la faune sauvage, et limiter l’artificialisation des sols.
10. Mettre fin aux méthodes létales lorsque des alternatives existent
Interdire le recours aux méthodes létales de régulation des populations animales dès lors que des solutions non agressives et non létales peuvent être mises en œuvre.
11. Former les agents municipaux
Former l’ensemble des agent·es municipaux, y compris la police municipale, à la protection animale, à la lutte contre la maltraitance et à la réglementation en vigueur.
12. Sensibiliser dès le plus jeune âge
Développer des actions de sensibilisation au respect du vivant dans les écoles, les centres de loisirs et les structures socio-culturelles, en lien avec les associations et les acteurs locaux.
13. Permettre une meilleure prise en compte des animaux domestiques dans la vie quotidienne
Faciliter l’accueil des animaux avec leurs propriétaires dans les structures d’hébergement, les EHPAD et les transports en commun, dans des conditions adaptées et respectueuses.
14. Intégrer le bien-être animal dans la commande publique
Intégrer systématiquement des critères de bien-être animal dans la commande publique alimentaire.
- Bannir les produits impliquant nécessairement la souffrance animale lors des réceptions municipales.
- Instaurer une option végétarienne quotidienne à la cantine ne comportant ni viande ni poisson et une journée végétalienne hebdomadaire
- Mener une campagne de sensibilisation à l’alimentation plus végétale à destination des restaurateurs, des habitants…
15. Réduire de 50 % la consommation de produits d’origine animale d’ici 2032
La commune vise à réduire de 50 % la consommation de produits d’origine animale d’ici 2032 afin de contribuer à l’effort de végétalisation de notre alimentation et contribuer à sortir des logiques de l’élevage intensif. Moins de produits animaux, c’est la possibilité de mieux rémunérer les éleveur·ses, de privilégier des productions locales, éthiques et respectueuses du bien-être animal, notamment grâce à la restauration collective et la commande publique.
Démocratie et Révolution citoyenne
État des lieux
À Montpellier, la majorité de Michaël Delafosse a réduit la mairie à une gestion technocratique alignée sur l’austérité, éloignant les habitant·es des décisions et favorisant le privé. Cette orientation est en décalage avec les aspirations démocratiques exprimées par les Montpelliérain·es, qui ont massivement soutenu L’Avenir en commun lors de la dernière élection présidentielle. Complaisante avec le pouvoir macroniste, la municipalité accompagne les politiques d’austérité, y compris lorsqu’elles amputent lourdement les budgets des collectivités.
Face à ce système politique refermé sur lui-même, la France insoumise défend une autre conception du pouvoir local. Il ne s’agit pas de remplacer une baronnie par une autre, mais de rendre le pouvoir aux habitant·es, en ouvrant largement les décisions municipales, en créant de nouveaux outils de participation et en posant, à l’échelle de la ville, les jalons d’une démocratie renouvelée inspirée de la VIᵉ République.
Nos propositions
1. Créer une assemblée citoyenne montpelliéraine pour préparer la 6e République à l’échelle de la commune
Convoquer une assemblée citoyenne chargée de rédiger la charte d’engagement des élu·es du conseil municipal, précisant les droits des Montpelliérain·es sur leur commune (RIC, droit de pétition, révocation…). Cette charte d’engagement sera soumise à une votation citoyenne avant d’être portée à la signature de chaque membre du conseil municipal.
2. Mettre en place le Référendum d’Initiative Citoyenne
Donner aux citoyen·nes la possibilité d’organiser un référendum d’initiative citoyenne dont le conseil municipal s’engage à respecter le résultat — sous réserve d’une participation minimale — dès lors qu’une pétition réunissant au moins 5% des habitant·es est constituée. Les modalités seront fixées par la charte d’engagement des élu·es du conseil municipal.
3. Instaurer un droit de révocation des élu·es
Faire signer aux élu·es une charte dans laquelle ils et elles s’engagent individuellement à respecter une votation sur leur révocation dans le cas où 10% du corps électoral signe une pétition vérifiée le demandant. Les modalités seront fixées par la charte d’engagement des élu·es du conseil municipal.
4. Organiser des conventions populaires tirées au sort
Ces conventions mettront des sujets de fond entre les mains des habitant·es, et s’engager sur l’application de leurs recommandations (politique zéro déchets, modèle alternatif à la ZFE, etc.)
5. Garantir un droit de pétition effectif
Donner aux citoyen·nes la possibilité d’organiser une pétition qui, si elle réunit au moins 5% des habitant·es, est défendue en conseil municipal par le ou la citoyen·ne porteur·se de la pétition et donne lieu à une réponse du conseil. Le conseil municipal est interrompu afin d’autoriser légalement ce temps d’échange. Les modalités seront fixées par la charte d’engagement des élu·es du conseil municipal.
6. Accorder le droit de vote à 16 ans lors des votations citoyennes
Accorder le droit de vote aux mineur·es de plus de 16 ans ainsi qu’aux étranger·es résidant sur le territoire communal lors des votations citoyennes.
7. Rendre publiques et démocratiques les dépenses liées aux médias
Rendre public l’ensemble des dépenses municipales liées aux médias et confier à une commission citoyenne, dans laquelle les élu·es sont minoritaires, le soin de décider chaque année de l’attribution des subventions aux médias.
8. Faire vivre une mairie au cœur de Montpellier
Renforcer, par l’action des élu·es et des agent·es territoriaux, les outils d’intervention des Montpelliérain·es dans la vie de la commune, notamment par une grande campagne d’inscription sur les listes électorales, des enquêtes participatives régulières et des marches exploratoires.
9. Renforcer et démocratiser les conseils de quartier
Mettre en place des conseils de quartier citoyens de proximité, composés d’habitant·es — dont une partie tirée au sort — animés par une équipe paritaire, dotés d’un budget participatif en fonctionnement et en investissement, et ouverts à toutes et tous les habitant·es de plus de 16 ans. Les modalités seront fixées par la charte d’engagement des élu·es du conseil municipal.
10. Faire des ateliers populaires un impératif pour les grands projets
Pour le budget, les plans d’urbanisme et les grands projets, mettre en place en amont des dispositifs d’information et de co-élaboration en s’appuyant sur les structures de participation populaire et les techniques de l’éducation populaire.
11. Exemplarité des élus
Nous portons un pack d’exemplarité démocratique pour restaurer la confiance entre les élu·es et les habitant·es. L’ensemble des candidat·es de la liste “Faire Mieux” s’engagera par la signature d’une charte éthique, opposable tout au long du mandat. Le fonctionnement du cabinet du Maire sera encadré et transparent, avec la publication annuelle du nombre de collaborateur·trices et les agendas d’influence. Les déplacements des élus à l’étranger seront répertoriés et rendus publics. Les indemnités du maire et du/de la président·e d’EPCI seront plafonnées, à un maximum de trois fois le salaire de l’agent·e municipal·e le moins payé·e à temps plein.
12. Respect de l’opposition
Permettre la mise en place de commissions d’enquête communales et intercommunales : nous garantirons la création de commissions d’enquête (mission d’information et d’évaluation) dotées de moyens réels, pour renforcer le contrôle démocratique de l’action publique locale. Elles permettront à l’opposition d’exercer pleinement son droit à l’information, à l’évaluation et à la transparence, au-delà des seuls débats en conseil.
13. Logiciel unique de réservation des salles municipales pour les associations, avec règles claires et équitables
Ajout sur le site internet de la mairie une page comprenant un logiciel de réservation des salles municipales transparent avec un planning des réservations et des disponibilités, intégrant une réglementation claire et équitable sur l’usage et le processus de réservation.
14. Transparence des critères et du suivi d’attribution
Pour les logements sociaux, les places en crèches et en EHPAD : mise en place d’un système de cotation, d’anonymisation des dossiers et création d’un tableau de bord public en ligne.
15. Développer les panneaux d’affichage libres
Assurer un équilibre des panneaux d’affichages sur le territoire municipal.
Paix et Relations Internationales
État des lieux
À Montpellier, de nombreuses associations culturelles, étudiantes et militantes œuvrent au quotidien, que ce soit dans le champ de la culture, de l’entraide ou de la solidarité internationale, ou encore des groupes militants de boycott.
Cependant, ces atouts sont aujourd’hui largement sous-exploités par l’équipe municipale en place. Certains jumelages apparaissent peu actifs, mal identifiés par la population et réduits à des outils de communication institutionnelle. La Maison des relations internationales, quant à elle, fonctionne davantage comme une vitrine municipale que comme un véritable lieu de coopération, d’échange et de solidarité.
Enfin, la municipalité actuelle entretient des partenariats internationaux sans condition claire de respect du droit international et des droits humains. Cette ambiguïté est incompatible avec les valeurs de paix, de justice et de solidarité que doit porter une ville comme Montpellier.
Nos propositions
1. Rompre le jumelage avec Tibériade et conditionner les jumelages au respect du droit international
Suspendre le jumelage avec la ville de Tibériade, tant que le droit international ne sera pas respecté en solidarité avec le peuple palestinien. Adopter une charte municipale des relations internationales exigeant que tout jumelage ou partenariat respecte strictement le droit international et les droits humains.
2. Faire de Montpellier une ville engagée pour la paix
Affirmer une politique municipale clairement engagée en faveur de la paix, du dialogue entre les peuples et de la solidarité internationale. Inscrire l’action internationale de la ville dans une logique de coopération, d’entraide et de refus de toute complaisance avec les politiques de guerre, de colonisation ou d’oppression.
3. Redynamiser et rendre utiles les jumelages existants
Réinvestir les jumelages peu actifs en leur donnant un contenu concret, visible et accessible aux habitant·es, en développant des projets d’échanges culturels, linguistiques, éducatifs et écologiques avec les villes jumelées, en lien avec les associations locales, les établissements scolaires et universitaires. Construire de nouveaux jumelages dans le cadre de l’engagement pour la paix de la ville.
4. Faire de la Maison des relations internationales un lieu d’éducation populaire
Organiser régulièrement des événements ouverts à toutes et tous autour des enjeux internationaux : conférences, débats, semaines thématiques, rencontres culturelles. Promouvoir la compréhension du droit international, des enjeux de paix et des solidarités internationales dans un cadre pluraliste et apaisé.
5. Créer une permanence municipale de solidarité internationale
Mettre en place une permanence dédiée à la solidarité internationale et à l’accueil des personnes étrangères, des étudiant·es internationaux·ales et des nouveaux arrivants. Cette permanence accompagnera les démarches administratives, l’accès aux droits, le logement et l’orientation vers les structures associatives compétentes.
6. Soutenir et coordonner les associations de solidarité internationale
Reconnaître et soutenir le travail des associations culturelles, étudiantes et solidaires engagées à l’international. Faciliter leur action par des moyens matériels, logistiques et une meilleure coordination, afin de soulager le travail bénévole et renforcer l’efficacité des solidarités locales.
7. Valoriser les cultures et les langues du monde
Organiser une journée ou un festival annuel des langues et cultures étrangères, en partenariat avec les associations locales. Offrir un espace public de visibilité et de rencontre permettant aux Montpelliéraines et Montpelliérains de découvrir la richesse culturelle et linguistique présente sur leur territoire, dans un esprit de partage et de convivialité.
Antiracisme
État des lieux
Le racisme reste un phénomène structurel en France. Des stéréotypes racistes persistent, entretenus par les médias dominants et des responsables politiques, dans un contexte de montée mondiale des idéologies fascistes et de banalisation des discours haineux. Cette dynamique s’accompagne d’une augmentation des actes racistes, sans réponse publique à la hauteur.
Le racisme ne se limite pas aux comportements individuels. Il s’inscrit dans des mécanismes institutionnels qui produisent des discriminations durables dans l’accès au logement, à l’emploi, aux soins ou dans les rapports à la police et à la justice. La France insoumise combat toutes les formes de racisme et affirme que Montpellier doit s’engager pleinement dans cette lutte, en donnant toute leur place aux personnes directement concernées pour construire une ville réellement égalitaire.
Nos propositions
1. En finir avec le dévoiement et l’instrumentalisation de la laïcité
- Reconnaître et combattre l’islamophobie systémique et culturelle
- Supprimer la charte de la laïcité
- Respecter la liberté de culte pour toutes et tous
2. Faire de la municipalité un acteur juridique aux côtés des victimes de racisme
La Ville et la Métropole se constitueront partie civile lors de tout dépôt de plainte d’une victime de racisme, d’antisémitisme ou d’islamophobie, afin d’affirmer un soutien institutionnel clair, de renforcer la reconnaissance des faits et de contribuer à une réponse judiciaire effective.
3. Former les agents publics à la lutte contre les discriminations
Mettre en œuvre des formations obligatoires pour l’ensemble des agents municipaux afin de lutter contre les discriminations dans l’accueil et l’accompagnement du public. Ces formations concerneront également la police municipale pour l’accueil et l’accompagnement des victimes de racisme, ainsi que les personnels de santé municipaux et partenaires pour lutter contre les discriminations dans l’accès aux soins.
4. Garantir un service public municipal exemplaire face aux discriminations
Désigner un ou une référente discrimination dans chaque service municipal. Cette personne sera chargée du recueil des signalements, de la coordination avec les structures compétentes, des actions de sensibilisation, de l’amélioration de l’accueil des victimes et de l’évolution des pratiques de recrutement, notamment par l’usage de CV anonymes, de grilles d’évaluation communes et de formations spécifiques des recruteurs et recruteuses.
5. Garantir l’égalité d’accès aux droits par une carte de résidence montpelliéraine
Mettre en place une carte de résidence montpelliéraine, reconnue par l’ensemble des services municipaux, destinée à toutes les personnes résidant sur le territoire communal, sans distinction de nationalité ni de situation administrative. Cette carte attestera de la résidence effective à Montpellier et permettra un accès égal aux services municipaux, aux dispositifs de tarification sociale et aux politiques publiques locales en matière de santé, d’éducation, de solidarité, de transport, de culture et de sport. Elle visera à lutter contre le non recours aux droits et les discriminations administratives. Les données collectées feront l’objet de garanties strictes de confidentialité et ne pourront en aucun cas être transmises à des fins de contrôle migratoire.
6. Mettre en place un observatoire communal des discriminations
Créer un observatoire communal des discriminations, du racisme, de l’islamophobie et de l’antisémitisme, cogéré avec les associations et les habitantes et habitants. Doté de moyens propres et d’un budget participatif, il pourra mener des actions de testing, produire des données publiques, organiser des cafés citoyens et formuler des recommandations opérationnelles.
7. Assurer la protection des personnes étrangères en situation de précarité
Aucune information ne sera transmise à la préfecture concernant des personnes étrangères sollicitant une aide du CCAS ou un logement social. L’accueil des mineurs non accompagnés sera développé (par exemple par la réquisition de bâtiments vacants) en lien avec les associations, sans attendre de décision préfectorale. La mairie garantira le droit au mariage sans signalement discriminatoire.
8. Mettre en place des dispositifs municipaux d’accueil et d’accompagnement des victimes
Déployer des lieux d’accueil dans les mairies et les Maisons pour tous, ainsi qu’un numéro municipal, dédiés au signalement et à l’accompagnement des victimes de racisme. Ces dispositifs inclueront une permanence juridique gratuite et un accompagnement social.
9. Développer une politique municipale d’éducation et de prévention
Mettre en œuvre des programmes d’information et de sensibilisation contre le racisme dans les établissements scolaires et les centres de loisirs, en lien avec les associations et dans le cadre d’initiatives comme la Semaine de lutte contre le racisme.
10. Garantir les droits des gens du voyage
Assurer une intégration pleine et entière des populations des gens du voyage par une desserte effective des aires d’accueil en transports en commun, l’allongement des durées de séjour pour garantir la scolarisation des enfants, l’alignement des tarifs de l’eau sur ceux de la régie publique, l’accès à une adresse postale fournie par la mairie pour les démarches administratives, l’accès aux droits civiques, à la gratuité des transports et l’interdiction des expulsions sans solution de relogement.
11. Reconnaître et transmettre les mémoires des luttes contre le racisme
Organiser une journée de commémoration en mémoire des victimes de l’esclavage et de leurs luttes le 4 février, ainsi qu’une journée de commémoration du génocide des Roms, Manouches, Sinti, Gitans, Yéniches et Voyageurs le 2 août, en lien avec les associations et les institutions culturelles.
12. Création avec l’Etat d’un Institut des histoires coloniales françaises
Regarder notre histoire en face: faire de Montpellier une ville pionnière dans la reconnaissance de son histoire coloniale, avec un lieu de mémoire et de transmission.
13. Enseignement systématique du Français Langue Étrangère en Maisons pour Tous
Renforcement de l’offre éducative au sein des Maisons Pour Tous en y créant des cours de langue étrangère gratuits.
Droits nouveaux
État des lieux
Le sexisme et les LGBTIphobies demeurent des réalités structurelles dans notre société et notre ville. Les violences faites aux femmes, les discriminations liées à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre progressent dans un contexte de poussée réactionnaire. Tout reste à faire pour garantir la sûreté et l’accès de toutes et tous à la Ville et à ses services. reste à construire dans les faits, au quotidien.
Les communes ont un rôle central à jouer pour protéger, prévenir, accompagner et transformer durablement les rapports sociaux. À Montpellier, la France insoumise défend une politique municipale féministe et inclusive, fondée sur la lutte contre les violences systémiques, la protection des victimes, la prévention, l’éducation et la visibilité des luttes d’émancipation.
Nos propositions
1. Mettre en place un dispositif municipal d’accueil des victimes
Nous renforcerons la Maison des femmes pour en faire un centre municipal féministe, lieu identifié et accessible, dédié à la prévention, à l’autonomie et à la protection des femmes. Ce centre proposera un guichet unique d’accompagnement des femmes victimes de violences, avec une permanence juridique gratuite, en non-mixité, et un numéro municipal dédié. Les femmes y trouveront une information claire sur leurs droits, un soutien dans les démarches et les plaintes, ainsi que des ateliers collectifs d’émancipation (autodéfense, prévention, éducation). Le dispositif facilitera également l’accès aux services municipaux et à un emploi digne, pour permettre une sortie durable des violences.
2. Engager la commune aux côtés des victimes
Constituer systématiquement le maire ou la présidence de l’EPCI partie civile lors du dépôt de plainte d’une victime de la violence des hommes, de violence ou de harcèlement sexuel ou sexiste, de sexisme, ou de LGBTIphobies, afin d’affirmer un soutien politique et juridique clair.
Ce dispositif permettra un suivi rigoureux de l’avancement des plaintes déposées pour des faits de VHSS dans la Ville. Il offrira un moyen direct pour les services de la Ville de quantifier et de qualifier ces faits, encore impossible à l’heure actuelle à Montpellier, ce qui permettra d’ajuster au mieux l’action de la Mairie pour lutter contre ces délits sexistes et LGBTIphobes.
3. Former l’ensemble des agent·es municipaux
Former les agent·es de la collectivité aux problématiques du sexisme et des LGBTIphobies, notamment sur l’accueil des personnes transgenres, intersexuées et des familles LGBTparentales, afin de lutter contre les stéréotypes et garantir un accompagnement adapté.
4. Désigner des référent·es dans les services municipaux
Soutenir la mise en place de référent·es ou de cellules dédiées à l’accueil des victimes de violences et de discriminations, notamment dans la police municipale et les services municipaux accueillant du public.
5. Déployer une politique municipale de prévention et d’éducation
Favoriser l’intervention d’associations engagées pour l’égalité dans les écoles, centres de loisirs et structures municipales, et promouvoir une éducation à la vie affective et sexuelle inclusive, prenant en compte les questions de genre, de consentement et les réalités LGBTI.
6. Faire de la Ville un employeur public féministe exemplaire
Revaloriser les salaires des catégories B et C et améliorer les conditions de travail des métiers les plus précarisés, notamment ceux majoritairement occupés par des femmes (ATSEM, AERS, AEPE, etc.).
La commune luttera contre la précarité, développera la formation interne pour les métiers en tension et instaurera de nouveaux droits favorisant l’égalité réelle.
Nous instaurerons un congé menstruel, permettant aux agent·es concernées de bénéficier d’un jour de repos ou d’un aménagement du temps de travail sans perte de salaire.
7. Renforcer l’accès à la santé sexuelle et reproductive
Développer les lieux, actions et campagnes d’information sur la contraception, l’accès à l’IVG, la prévention du VIH et des infections sexuellement transmissibles, en lien avec les acteurs associatifs et de santé.
8. Donner à voir une société émancipée dans la politique culturelle
Donner une place centrale aux luttes féministes et LGBTI dans la politique culturelle municipale, à travers les bibliothèques, médiathèques, festivals, journées thématiques et la constitution d’un fonds d’archives des luttes locales d’émancipation.
9. Lutter contre le harcèlement sexuel au travail
Engager un plan municipal de lutte contre le harcèlement sexuel et les violences sexistes au travail, en lien avec les organisations syndicales de la collectivité.
10. Garantir des solutions d’hébergement d’urgence pour les femmes victimes
Développer ou soutenir des lieux d’accueil et d’hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences, avec ou sans enfant, en lien avec les associations spécialisées.
11. Agir contre les violences conjugales et sexuelles
Développer, en lien avec l’État et la justice, des mesures d’éloignement des conjoints violents et des dispositifs d’accompagnement des auteurs de violences pour prévenir la récidive.
12. Soutenir les victimes face aux classements sans suite
Soutenir l’initiative de comités de défense des victimes de violences sexuelles afin d’interpeller les pouvoirs publics et de demander le réexamen des plaintes classées sans suite.
13. Adapter l’espace public aux usages des femmes
Développer des marches exploratoires sous le prisme du genre et mettre en œuvre les aménagements nécessaires pour rendre l’espace public plus sûr et plus inclusif pour les femmes.
14. Visibilité des femmes dans l’espace public
Lancer dès 2026 une initiative de ré-institution des femmes dans l’espace public en renommant le nom des rues afin d’atteindre la parité de genre dans les noms de rues, des places publiques, des établissements scolaires et des monuments.
Mener des campagnes d’affichage annuel pour sensibiliser et lutter contre les violences commises par les hommes et les violences, le harcèlement, les violences sexistes et sexuelles et les violences LGBTIphobes.
15. Soutenir les personnes LGBTI en rupture familiale
Soutenir l’existence de lieux d’accueil et d’accompagnement pour les personnes LGBTI victimes de ruptures familiales, en lien avec les associations locales.
16. Affirmer la visibilité et les droits LGBTI
Soutenir activement les Marches des Fiertés comme événements de visibilité, de revendications et de célébration, et accompagner l’existence d’un centre ou d’un espace LGBTI en collaboration avec les associations locales.
Économie et emploi local
État des lieux
À Montpellier, la politique municipale a laissé se développer une concurrence déloyale contre les petits commerces et les activités de proximité. La prolifération des grandes surfaces, la spéculation immobilière et l’extension commerciale en périphérie ont fragilisé les cœurs de quartier et appauvri le tissu économique local. L’économie municipale a trop souvent servi l’enrichissement d’une minorité plutôt que la satisfaction des besoins sociaux et la bifurcation écologique.
La France insoumise défend une autre orientation. L’économie locale doit être planifiée à partir des besoins des habitantes et des habitants, protéger les commerces de proximité, soutenir l’artisanat, les petites entreprises et l’économie sociale, et garantir des conditions de travail dignes dans l’espace public.
Nos propositions
1. Bloquer l’extension de la grande distribution
Engager une révision du PLU et du SCOT afin d’interdire toute nouvelle construction ou extension de grandes surfaces et de centres commerciaux sur le territoire montpelliérain. S’opposer à l’installation de nouveaux centres commerciaux, modèle dépassé qui participe à la désertification commerciale des quartiers, et renforcer la taxation des grandes surfaces commerciales.
2. Favoriser les commerces de proximité utiles aux quartiers
Favoriser l’installation et le maintien de commerces de proximité répondant aux besoins des habitantes et des habitants de chaque quartier, en valorisant les commerces engagés dans des démarches équitables, sociales et durables.
3. Plan métropolitain “10 000 emplois non-délocalisables pour une économie qui répond aux besoins”
- Réorientation ou suppression de l’agence de développement économique
- Missions :
- financer et accompagner les secteurs d’avenir du territoire (mobilités douces, énergie solaire, alimentation locale, rénovation du bâti, économie circulaire…)
- favoriser un écosystème public d’appui à l’emploi et l’économie locale / ESS (levier de l’investissement et de la commande publique, et levier de la structuration) ;
4. Maîtriser le foncier commercial
Utiliser le droit de préemption afin de racheter des locaux commerciaux stratégiques, lutter contre la spéculation immobilière et mettre ces locaux à disposition d’artisans et de commerces de proximité à des loyers encadrés et modérés.
5. Créer des hôtels productifs municipaux
Créer des hôtels productifs et artisanaux, composés d’ateliers et de bureaux, destinés aux petites industries, à l’artisanat et aux petites entreprises, en particulier celles qui s’inscrivent dans la planification écologique et les circuits courts.
6. Utiliser la commande publique pour soutenir l’économie locale
Intégrer des critères sociaux et écologiques dans les marchés publics municipaux, notamment en matière d’embauche locale, de lutte contre la précarité, de circuits courts et de réduction des déchets, tout en accompagnant les TPE et PME locales pour leur permettre d’y répondre.
7. Accompagner la conversion écologique des activités locales
Accompagner les entreprises et les industries locales dans une démarche de conversion écologique, en cohérence avec les objectifs municipaux de planification écologique.
8. Développer l’économie sociale et solidaire
Soutenir et développer les épiceries sociales et solidaires par des subventions, la mise à disposition de locaux et la participation à l’achat de denrées alimentaires.
9. Améliorer les conditions de travail dans l’espace public
Créer des locaux d’accueil pour les livreur·ses indépendants à vélo ou à scooter, offrant des espaces de repos, une aide juridique et des ateliers de mécanique.
10. Assurer une gestion de proximité des quartiers commerçants
Déployer une sécurité de proximité fondée sur la présence d’agents municipaux et de médiateurs dans les quartiers commerçants afin de prévenir les incivilités et renforcer la tranquillité. Réviser les règles relatives aux terrasses en concertation avec les professionnel·les et les riverain·es afin de garantir des règles simples, équitables et respectueuses de la qualité de vie.
11. Créer un guichet d’information sur les aides à la trésorerie pour les petites entreprises locales
Nos propositions pour l'emploi
1. Développer l’emploi public utile à la population
Dès l’accession aux responsabilités municipales, lancer une revue générale de toutes les délégations de services publics au secteur privé et de tous les partenariats public-privé afin de déterminer un plan de retour ou le maintien en régie publique des communs essentiels (eau, énergie, déchets, transports en commun, restauration scolaire, la culture, le sport,…).
2. Faire de la Ville un employeur public exemplaire
Mettre en place un plan de titularisation des personnels municipaux en CDD et supprimer le temps partiel subi. Mettre fin au management toxique, aux emplois clientélistes et fictifs ainsi qu’à la placardisation, afin que tous les agent·es de la commune puissent prendre pleinement leur place dans le fonctionnement des services publics essentiels.
3. Emplois municipaux : lutter contre la précarité des agentes
- Mettre en place l’arrêt menstruel
- Favoriser les emplois des femmes dans les mairies et services publics : Cooptation dans les quartier, création d’emploi. Laisser les femmes décider temps partiel / temps plein.
4. Améliorer les conditions de travail et renforcer les effectifs éducatifs et périscolaires
Garantir, par la création de postes, la présence d’une ATSEM à plein temps par classe de maternelle et un nombre suffisant d’animateur·trices périscolaires formé·es, en emploi stable et en visant le temps plein.
- Créer un organismes de formation interne pour les métiers en tension (ATSEM, assistance de puer, etc.)
- Titulariser les contractuel·les
- Conditionner les aides aux entreprises au respect de critères environnementaux, sociaux et de lutte contre les discriminations (discriminations racistes et sexistes, etc.)
- Valoriser la rémunération des catégories B & C
5. Aider les habitant·es à connaître et défendre leurs droits
Créer une permanence dédiée, avec un avocat spécialisé, accessible en présentiel à toute personne souhaitant se renseigner sur le droit du travail et l’accès aux droits des chômeur·euses et des personnes en situation de précarité.
6. Soutenir les salarié·es dans la défense et la reprise de leurs emplois
Accompagner et soutenir les salarié·es dans leurs luttes pour préserver leurs emplois et favoriser la reprise d’entreprises par les travailleur·euses eux-mêmes, notamment sous forme de SCOP.
Culture et émancipation populaire
État des lieux
À Montpellier, ville étudiante, populaire et historiquement marquée par une vie culturelle riche, l’accès aux arts et à la culture reste profondément inégal. Les politiques d’austérité imposées par l’État et relayées au niveau local fragilisent durablement le service public de la culture, les équipements de proximité et les travailleuses et travailleurs de l’art. Les coupes budgétaires, la précarisation des artistes et la concentration de l’offre culturelle dans certains quartiers éloignent une partie croissante de la population de la pratique artistique et culturelle.
Face à la culture standardisée dictée par les plateformes et les logiques marchandes, les communes ont un rôle décisif à jouer. Elles sont les premiers maillons d’une culture du quotidien, de proximité et d’émancipation. La France insoumise défend une politique culturelle municipale fondée sur la démocratisation, la diversité des esthétiques, le soutien à la création locale et l’éducation populaire, afin de permettre à chacune et chacun de développer un rapport sensible, critique et libre au monde.
Nos propositions
1. Garantir l’accès de toutes et tous à l’enseignement artistique
Permettre au plus grand nombre d’accéder à un enseignement et à une pratique artistique dans les conservatoires, écoles municipales de musique, de danse, de théâtre et centres d’art, en renforçant la tarification sociale fondée sur le quotient familial et en améliorant l’accessibilité des lieux de cours et d’activités sur l’ensemble du territoire communal.
2. Renforcer et ouvrir des lieux de mixité culturelle et d’éducation populaire
Faire des Maisons Pour Toutes et Tous des lieux culturels ouverts, soutenant les pratiques artistiques locales. Multiplier les tiers lieux publics et polyvalents.
Le projet du MOCO Hôtel des Collections sera repensé en ce sens pour en faire un lieu central des arts populaires.
3. Développer les médiathèques de proximité
Développer et renforcer le réseau de médiathèques de quartier, avec des bibliothécaires en nombre suffisant, garantir l’accès gratuit aux livres et aux œuvres numériques et étendre le prêt d’œuvres artistiques par le développement d’artothèques municipales.
Améliorer l’accessibilité des médiathèques (amplitude horaires, et ouverture les soirs et week-ends).
4. Généraliser la gratuité et la tarification sociale des équipements culturels
Généraliser la gratuité et la tarification sociale dans l’ensemble des équipements culturels municipaux afin de lever durablement les freins économiques à l’accès à la culture.
5. Pérenniser et renforcer les établissements d’enseignement artistique
Garantir, en lien avec l’État, des moyens humains et financiers pérennes aux conservatoires et écoles d’art afin qu’ils puissent assurer leurs missions et proposer un enseignement diversifié, accessible et ouvert à toutes les esthétiques.
6. Appliquer systématiquement le principe du 1 pour cent artistique
Appliquer de manière systématique le principe du 1 pour cent artistique dans la construction et la rénovation des bâtiments publics municipaux et associer ces commandes d’œuvres à des actions de médiation culturelle à destination des habitant·es.
7. Mettre à disposition des artistes les locaux municipaux vacants
Mettre à la disposition des artistes et des collectifs artistiques les locaux municipaux vacants afin de développer des espaces de création, de fabrique, de recherche, d’exposition, d’expression, d’universités populaires, permanents ou non. de fabrication, d’exposition et d’expression, de manière permanente ou temporaire.
8. Ouvrir le patrimoine communal à la création et aux usages culturels
Développer, avec les habitant·es, des projets de valorisation du patrimoine communal afin de l’ouvrir davantage à la création artistique, à l’événementiel culturel et aux usages populaires.
9. Renforcer le soutien aux artistes et équipes artistiques locales
Renforcer le soutien aux artistes et équipes artistiques locales notamment émergentes ,en verrouillant une partie du budget des grandes infrastructures culturelles au profit de la scène émergente et des artistes locaux dans la programmation culturelle municipale, la commande publique. Développer les fonds municipaux alimentant les artothèques. Limiter l’utilisation de l’IA dans les institutions pour préserver l’emploi et les artistes
10. Démocratiser la programmation culturelle municipale
Développer des dispositifs d’implication citoyenne dans la programmation culturelle municipale, notamment dans les domaines du cinéma, du théâtre et des musées, en soutenant la vie associative, les ciné-clubs et les démarches d’éducation populaire.
11. Renforcer les liens entre culture et école
Développer les jumelages entre les structures culturelles et les écoles de Montpellier et généraliser les résidences d’artistes en milieu scolaire afin de favoriser l’accès précoce à la création artistique.
12. Développer la culture dès la petite enfance et dans les temps de loisirs
Renforcer et structurer les activités artistiques et culturelles dans les crèches, centres de loisirs et structures périscolaires, en lien avec les équipements culturels, les associations et les artistes du territoire.
13. Intégrer davantage les artistes à la vie municipale
Faire appel de manière systématique aux artistes dans la vie municipale, notamment pour les fêtes de quartier, les événements de ville, les projets d’aménagement urbain et les temps festifs populaires.
14. Planifier la bifurcation écologique de la culture
Planifier la bifurcation écologique des équipements, des événements et des pratiques culturelles municipales, ainsi que l’entretien et la valorisation du patrimoine communal, en partenariat avec les autres acteurs publics concernés.
15. Garantir la liberté de création et une culture émancipatrice
Garantir la diversité et la liberté de création et d’expression dans la vie culturelle locale en développant une politique de démocratisation culturelle fondée sur l’éducation populaire, la diversité des esthétiques et des financements pérennes, notamment par des conventionnements pluriannuels.
16. Améliorer l’inclusion des événements culturels, spectacles
Assurer un minimum de 10% de spectacles accessibles aux déficiences auditives et visuelles avec un objectif d’augmentation au cours du mandat.
17. Agenda culturel interactif montpelliérain
Création d’une page internet regroupant les informations culturelles publiques et privées qui rythment la vie de la ville.
18. Préserver l’emploi et les artistes plutôt que le recours à l’intelligence artificielle pour la communication municipale et dans les institutions
Vie associative et sport populaire
État des lieux
À Montpellier, la vie associative constitue un pilier essentiel du lien social, de l’entraide, de l’émancipation populaire et de la vitalité démocratique. Pourtant, sous le mandat de Michaël Delafosse, les associations font face à une politique municipale de plus en plus restrictive et arbitraire. La charte de la laïcité, opposée à l’esprit de la loi de 1905, est utilisée comme un outil d’exclusion politique et culturelle, visant certaines associations en fonction de leurs engagements, de leurs publics ou de leurs expressions.
Dans le même temps, l’accès aux salles municipales aux associations locales est aléatoire et opaque, fragilisant leur capacité à agir, à se réunir et à proposer des activités de proximité. Cette mise sous pression du tissu associatif s’inscrit dans une logique de contrôle, contraire aux principes de liberté d’association, d’égalité de traitement et de démocratie locale.
La France insoumise défend une politique municipale fondée sur la confiance, l’égalité d’accès aux moyens publics, le respect strict de la loi de 1905 et le soutien actif à la vie associative comme condition d’une ville solidaire, populaire et démocratique.
Nos propositions pour la vie associative
1. Mettre fin à l’usage de la charte de la laïcité comme outil d’exclusion
Mettre fin à l’utilisation de la charte municipale de la laïcité comme condition d’accès aux salles, aux subventions ou aux partenariats municipaux, et garantir le respect strict de la loi de 1905, qui protège la liberté de conscience, la liberté d’association et l’égalité de traitement entre toutes les associations. La remplacer par une charte de lutte contre les discriminations, le racisme et les violences sexistes et sexuelles au sein des associations montpelliéraines.
2. Garantir l’égalité d’accès aux salles municipales
Garantir l’accès équitable, transparent et non discriminatoire aux salles et équipements municipaux pour l’ensemble des associations locales, en mettant fin aux refus arbitraires et en assurant des règles claires, publiques et opposables.
3. Encadrer les relations entre la Ville et les associations par des règles transparentes
Élaborer des chartes municipales définissant des principes clairs de coopération avec les associations, fondées sur l’égalité de traitement, la transparence des décisions et le respect de l’autonomie associative.
4. Pérenniser et appliquer la transparence des financements associatifs
Généraliser les conventions pluriannuelles de financement et soutenir les associations sans les mettre en concurrence ni les transformer en opérateurs de service public à bas coût.
5. Faire de l’égalité un critère central du soutien municipal
Conditionner les aides municipales à des engagements clairs en faveur de l’égalité, notamment par la promotion de la parité dans les responsabilités associatives et le soutien aux pratiques féminines dans les domaines où elles sont sous-représentées.
Nos propositions pour un sport poulaire
1. Démocratiser l’accès à la natation
Mettre en place un dispositif gratuit d’apprentissage de la natation dès le plus jeune âge. Garantir l’accès gratuit des piscines municipales pendant les périodes de canicule.
2. Rénover et développer les équipements sportifs de proximité
Rénover, entretenir et développer les équipements sportifs publics existants, notamment les stades, piscines, gymnases et équipements extérieurs en libre accès, afin de garantir une pratique sportive accessible dans tous les quartiers et sensibiliser aux sports en nature.
3. Rendre lisible l’offre sportive montpelliéraine
Doter la page internet de la ville d’un onglet pour aider les habitants à gérer leur pratique sportive de manière libre et autonome, en leur proposant des activités adaptées à leur environnement urbain spécifique à Montpellier, à leurs objectifs, en profitant à la fois des aménagements, mais aussi en s’adaptant à l’environnement:
- parcours de course / marche / trails
- programmes de pratique sportive
- programmes particuliers dans les lieux aménagés
- conseils d’utilisation des équipements
- programmes et horaires des équipements
- partage (réseau avec partage de « moments sportifs »)
- relevé de données sur la pratique sportive dans la ville : appui à l’adaptation et à l’amélioration des aménagements
- outil d’interaction avec les pratiquants (boîte à idées, suggestions…)
4. Généraliser la gratuité et la tarification sociale du sport
Renforcer et généraliser la gratuité et la tarification sociale des équipements sportifs municipaux afin de permettre l’accès à la pratique sportive indépendamment des revenus.
5. Favoriser la pratique du sport par l’expérimentation d’une salle de sport municipale
Créer des salles de sport publiques municipales pour en faciliter l’accès.
6. Ouvrir les équipements sportifs scolaires aux associations
Rendre pleinement accessibles les installations sportives scolaires aux associations locales en dehors des horaires d’enseignement, y compris pendant les vacances scolaires, dans un cadre sécurisé et concerté.
7. Soutenir la pratique sportive féminine, mixte et inclusive
Renforcer le soutien municipal à la pratique sportive féminine, mixte et inclusive, en adaptant les équipements et en travaillant avec les associations sportives locales à la lutte contre les discriminations.
8. Développer l’accès au sport pour les personnes en situation de handicap
Soutenir et accompagner les clubs et associations permettant la pratique du handisport et du sport adapté afin de garantir une accessibilité réelle aux équipements et aux activités sportives.
9. Protéger le sport de la marchandisation
Refuser la privatisation et le parrainage commercial des équipements sportifs municipaux afin de préserver leur vocation de service public.
10. Valoriser le sport associatif local
Valoriser la pratique sportive associative par l’organisation d’un événement annuel permettant de faire découvrir les associations sportives locales et de renforcer le lien entre habitant·es et clubs. Favoriser les rencontres sportives inter quartier.
SÛRETÉ, TRANQUILLITÉ PUBLIQUE ET PRÉVENTION
État des lieux
Le droit à la tranquillité publique et à la sûreté doit être garanti par une municipalité qui agit concrètement sur les causes, plutôt que de se contenter d’opérations de communication très souvent réalisées dans des quartiers populaires.
La sûreté de nos concitoyen·nes n’est pas un slogan électoral, c’est un droit fondamental qui exige des politiques sérieuses, évaluées, transparentes et respectueuses des libertés. C’est pourquoi la France Insoumise compte investir dans les solutions qui fonctionnent, en lien avec les associations et organismes sanitaires et sociaux.
Nous veillerons à développer les politiques de prévention, de proximité et d’évaluation des actions menées.
Nos propositions
1. Construire une police municipale de proximité
Refonder la police municipale autour de la tranquillité publique, de la médiation et du lien avec les habitant·es. Nous mettrons fin à la vidéoverbalisation, au harcèlement répressif, à l’armement létal des policiers municipaux et donnerons la priorité aux patrouilles à pied dans une logique d’îlotage, à l’écoute et à la résolution non violente des conflits. La formation continue intégrera la lutte contre les discriminations, en lien avec les associations expertes.
2. Instaurer un moratoire sur la vidéosurveillance
La vidéosurveillance n’a pas d’impact significatif sur la délinquance et ne contribue qu’à une part marginale des élucidations. Nous arrêterons tout nouveau déploiement, gèlerons les financements dédiés et placerons le centre de supervision sous contrôle d’un comité d’éthique citoyen. Nous lancerons un audit sur la vidéosurveillance. Les moyens seront réorientés vers la prévention humaine (éducateurs, médiation, présence sociale) et les dispositifs d’urgence réellement utiles aux habitant·es.
3. Lutter contre les contrôles au faciès
Appliquer à la police municipale et demander l’expérimentation par la police nationale du récépissé de contrôle d’identité sur le territoire communal et intercommunal pour lutter contre le contrôle au faciès.
4. Garantir un accueil digne dans les services par des agents formés aux questions de lutte contre les discriminations et les violences
Assurer un accueil confidentiel et respectueux dans les bureaux municipaux, avec un accompagnement renforcé des victimes, notamment de violences intrafamiliales, racistes ou sexistes et sexuelles. Former les agent·es à ces sujets et développer l’aide au dépôt de plainte. Renforcer les partenariats associatifs, mettre à disposition des logements d’urgence et faciliter les démarches des victimes. Recruter des assistantes sociales en lien avec le CCAS pour gérer spécifiquement les cas de violences intrafamiliales, notamment sur les mineurs.
5. Construire une approche préventive
Développer l’emploi de médiateur·rices (scolaires et de rue, de jour et de nuit) ainsi que d’éducateur·rices de rue et soutenir les clubs de prévention. Mettre en place des cellules locales de veille associant écoles, services sociaux, associations et acteurs municipaux pour détecter précocement les situations à risque et assurer un accompagnement personnalisé. Déployer des gardiens de résidence en supprimant les crédits du GSRI (brigade des logements sociaux) dans les logements sociaux et copropriétés en difficulté.
6. Créer un CISPD à l’échelle de la métropole
Création d’un Comité Intercommunal de Sécurité et de Prévention en lien avec l’université, chargé d’évaluer les politiques de sécurité, de prévention et de tranquillité publique. Ce comité organiserait au moins une réunion annuelle publique ouverte à tous en présence des policiers municipaux, des services de la préfecture, du parquet et de partenaires publics et privés. Le CISPD devra consulter les habitant·es sur leurs priorités et élaborer un diagnostic indépendant et transparent, rendu public.
7. Apaiser la ville par une politique ambitieuse de sécurité routière
Développer la prévention routière pour réduire les accidents et rendre l’espace public plus sûr pour toutes et tous.
8. Développer des lieux de pratique des sports mécanisés sans nuisance
Lutter contre les rodéos urbains, en déployant des moyens de médiation mais aussi de contrôle des infractions en lien avec la police municipale et développer des lieux de pratique des sports mécanisés sans nuisance
9. Mettre fin à la privatisation de la sécurité municipale
Engager une remunicipalisation progressive de la sécurité des bâtiments et des événements municipaux. Garantir un contrôle public, des conditions de travail dignes et une continuité du service.
Santé publique et prévention
État des lieux
Depuis les années 1980, les politiques de libéralisation ont progressivement affaibli le système sanitaire, social et médico-social. Sous les gouvernements successifs, et plus encore ces dernières années, la casse du service public de santé s’est traduite par des fermetures de lits et de services, une saturation des hôpitaux, la dégradation de la psychiatrie, du secteur du grand âge, du handicap et de la protection de l’enfance, au détriment des patient·es comme des soignant·es.
À Montpellier, cette crise se combine à de fortes fragilités sociales. Ville à la fois vieillissante et très étudiante, elle compte près de 80 000 étudiant·es, avec un taux de pauvreté élevé, notamment chez les moins de 30 ans et dans les quartiers populaires. L’offre de soins y est insuffisante et de plus en plus privatisée, les délais s’allongent, le CHU est saturé et la santé mentale particulièrement touchée. Face à cette situation, la France insoumise porte un programme communal de rupture, pour garantir l’accès aux soins, renforcer la prévention et assurer des conditions de travail dignes aux professionnel·les de santé.
Nos propositions
1. Création de centres de santé municipaux
Créer des centres de santé municipaux pour mettre fin aux déserts médicaux, en particulier dans les quartiers populaires, avec des médecins salarié.es, sans paiement à l’acte ni dépassement d’honoraire : médecins généralistes et spécialistes en pénurie (ophtalmologues, gynécologues, rhumatologues, infirmiers, kinésithérapeutes, psychologues…) dont l’installation sera facilitée. Nous soutiendrons également les centres de santé communautaires pour construire une offre de santé prenant en compte les inégalités sociales de santé et les discriminations.
2. Développer une politique municipale ambitieuse de santé mentale
Développer l’offre de soins en psychiatrie et en pédopsychiatrie afin de réduire les délais d’attente et garantir l’accès aux soins des publics précarisés. Des consultations en psychiatrie adulte et en pédopsychiatrie seront intégrées au centre de santé municipal et desserviront en priorité les quartiers où l’offre est aujourd’hui largement déficiente, notamment dans les quartiers Cévennes, Mosson ou Hauts de Massane.
3. Renforcer la prévention et les politiques d’« aller-vers »
Renforcer les équipes mobiles de prévention en santé mentale et des risques liés aux drogues par le recrutement de nouveaux personnels éducatifs et sociaux afin de pérenniser les maraudes sur l’ensemble du territoire communal. Ce renforcement s’accompagnera d’une meilleure coordination entre les acteurs associatifs et institutionnels, notamment par la mise en place d’un comité de pilotage et un soutien financier des structures associatives avec comme objectif une réinsertion sociale par l’accès au logement digne.
4. Lutter contre la psychophobie et la stigmatisation
Mettre en œuvre une politique de lutte contre la psychophobie et la stigmatisation des personnes en situation de handicap psychique. En lien avec les associations, notamment la Maison des Adolescents, cette politique prendra la forme d’interventions et d’ateliers de sensibilisation dans les établissements scolaires, les universités, les EHPAD, ainsi qu’auprès des professionnel·les de santé et des équipes éducatives.
5. Créer une salle de consommation à moindre risque
Engager, en lien avec les associations, une réflexion sur la création d’une salle de consommation à moindre risque afin de réduire les risques sanitaires liés à l’usage de stupéfiants, améliorer la santé des personnes concernées et contribuer à la tranquillité publique.
6. Faciliter l’action des centres de planning familial
Faciliter l’installation et le fonctionnement du planning familial à travers la mise à disposition de locaux et de subventions en reconnaissance de l’utilité publique de son action, en particulier pour les femmes.
7. Mettre en place des campagnes de prévention contre les risques (lutte contre les IST, VIH, perte de consentement…)
Handicap et accessibilité
État des lieux
Le handicap concerne près d’un cinquième de la population et constitue aujourd’hui la première cause de discrimination en France. À Montpellier comme ailleurs, trop de personnes en situation de handicap restent entravées dans leur quotidien par des bâtiments inaccessibles, des services inadaptés et un espace public pensé sans elles. Pourtant, la loi impose depuis 2005 l’accessibilité des établissements recevant du public, obligation encore largement non respectée.
L’accessibilité n’est ni un luxe ni un coût, mais un droit fondamental. Construire une ville accessible, c’est permettre à chacune et chacun de vivre, se déplacer, se soigner, apprendre, travailler et participer pleinement à la vie sociale. La France Insoumise fait de l’accessibilité universelle un principe structurant de l’action municipale.
Nos propositions
1. Mettre en œuvre un plan pluriannuel d’accessibilité des locaux et infrastructures publiques
Mettre en place dès la première année du mandat un plan pluriannuel d’accessibilité couvrant l’ensemble des locaux et infrastructures publics, en intégrant tous les types de handicaps, y compris sensoriels, psychiques et cognitifs.
2. Viser le zéro lieu inaccessible
Porter un objectif clair de zéro lieu inaccessible sur le territoire communal, concernant les bâtiments publics, les équipements municipaux, les transports, l’espace public et les commerces.
- Intégrer des normes d’accessibilité dans les cahiers de charge de tous les aménagements urbains, de logement, d’infrastructures publiques de la ville
- Proposer un outil de signalement des zones de non accessibilité (comme les outils de signalement pour les vélos)
- Permettre l’accessibilité aux événements de la ville : manifestations extérieures, marchés, événements sportifs, festifs ou culturels, salons, etc.
3. Former les agent·es municipaux à l’accueil du handicap
Former l’ensemble des agent·es en lien avec le public à l’accueil et à l’accompagnement des personnes en situation de handicap, afin de garantir un service public accessible et digne.
4. Rendre les écoles réellement inclusives
Favoriser l’achat de matériel pédagogique et technique adapté dans les écoles pour permettre la scolarisation effective des enfants en situation de handicap et améliorer leurs conditions d’apprentissage. Développer l’enseignement de la Langue des Signes Française (LSF).
5. Développer l’accueil des enfants handicapés dans la petite enfance
Favoriser l’accueil des enfants en situation de handicap dans les crèches publiques et les structures municipales de la petite enfance, avec des moyens humains et matériels adaptés.
6. Soutenir l’accès au matériel médical et à sa réparation
Favoriser la mise en place de bourses à matériel médical et d’ateliers de réparation, pour faciliter l’accès aux aides techniques et lutter contre leur coût et leur obsolescence.
7. Respecter et renforcer l’emploi des personnes en situation de handicap
Respecter strictement les obligations légales de la commune en matière d’emploi des personnes en situation de handicap, à tous les niveaux de responsabilité, et favoriser leur évolution professionnelle.
Expérimenter la création de poste de médiateur·ices pour les personnes en situation de handicap en poste à la mairie, chargées de compenser les charges liées au handicap dans leur travail.
8. Associer les personnes concernées aux décisions
Mettre en place et faire vivre des commissions locales d’accessibilité en associant étroitement les associations représentatives des personnes en situation de handicap aux décisions municipales.
9. Garantir une mobilité réellement accessible
Travailler avec les autorités organisatrices des mobilités pour garantir l’accessibilité effective des transports, des arrêts et des cheminements, en lien avec les besoins exprimés par les usager·es.
10. Développer des classes spécialisées adaptées favorisant l’autonomie
Développer, dans le cadre des nouveaux projets d’équipements scolaires, des classes spécialisées pour l’accueil des enfants présentant des handicaps lourds, notamment des unités d’enseignement maternelle autisme, en lien avec l’Éducation nationale.
Bien vieillir
État des lieux
À Montpellier, près d’un habitant sur cinq a plus de 60 ans et la population âgée continue d’augmenter rapidement. Un tiers des personnes âgées vivent seules et beaucoup font face à l’isolement, à la perte d’autonomie ou à la difficulté d’accéder à des services adaptés. Cette réalité appelle une réponse politique claire, fondée sur la solidarité et le service public.
Les politiques menées ces dernières années ont trop souvent accompagné la marchandisation du grand âge et le recul des services publics, laissant les personnes âgées et leurs proches face à des structures privées coûteuses ou à un accompagnement insuffisant. Vieillir dignement ne peut pas dépendre des revenus ou de la situation familiale.
La France Insoumise défend une autre vision. Les années après le travail doivent rester un temps de vie choisi, autonome et socialement actif. À l’échelle municipale, renforcer le rôle du CCAS, développer le maintien à domicile, refuser la logique lucrative et favoriser le lien social sont des leviers concrets pour garantir le droit de bien vieillir à Montpellier.
L’accessibilité n’est ni un luxe ni un coût, mais un droit fondamental. Construire une ville accessible, c’est permettre à chacune et chacun de vivre, se déplacer, se soigner, apprendre, travailler et participer pleinement à la vie sociale. La France Insoumise fait de l’accessibilité universelle un principe structurant de l’action municipale.
Nos propositions
1. Faire du CCAS le pilier du service public du grand âge
Renforcer le rôle du Centre communal d’action sociale comme guichet central de l’accompagnement des personnes âgées. Le CCAS doit être un point d’entrée lisible, accessible et humain pour l’information, l’orientation, l’aide administrative et le suivi des situations de perte d’autonomie ou d’isolement.
2. Développer massivement le maintien à domicile
Renforcer les services publics de maintien à domicile afin de permettre aux personnes âgées qui le souhaitent de vivre chez elles dans de bonnes conditions par le biais du service autonomie à domicile du CCAS de Montpellier. Cela inclut l’aide à domicile, le portage de repas, l’accompagnement social et la coordination avec les professionnel·les de santé et les services sociaux.
3. Soutenir et accompagner les aidant·es
Reconnaître le rôle central des aidant·es familiaux et leur apporter un accompagnement spécifique. Mettre en place des dispositifs municipaux d’information, de soutien et de répit afin de prévenir l’épuisement et l’isolement des aidant·es.
4. Refuser la marchandisation du grand âge
Limiter le recours aux établissements privés à but lucratif et renforcer les structures publiques ou associatives. Améliorer les conditions de vie, d’accueil et de travail dans les établissements gérés par le CCAS, afin de garantir un accompagnement respectueux de la dignité des résident·es.
5. Améliorer la qualité de vie dans les établissements publics
Renforcer les moyens humains et matériels dans les établissements pour personnes âgées afin de garantir un accompagnement digne, respectueux et individualisé. Favoriser le maintien des liens affectifs, notamment en permettant la présence d’animaux de compagnie lorsque cela est possible.
6. Favoriser des formes d’habitat adaptées et choisies
Soutenir le développement de formes de logement partagé, intergénérationnel ou adapté aux besoins des seniors, permettant de lutter contre l’isolement tout en respectant le choix de vie et l’autonomie des personnes âgées.
7. Rompre l’isolement social
Développer et soutenir les clubs seniors sous forme associative et citoyenne, et faciliter l’accès des personnes âgées aux activités culturelles, sportives et sociales de la Ville. La vie sociale ne doit pas s’arrêter avec l’âge.
8. Renforcer le lien intergénérationnel
Favoriser les initiatives qui créent du lien entre les générations, dans les quartiers, les associations, les écoles et les équipements municipaux. Les personnes âgées ont un rôle essentiel à jouer dans la transmission, la solidarité et la vie collective.
9. Garantir l’accès aux droits et aux services pour toutes et tous
Veiller à ce que les personnes âgées puissent accéder facilement aux services municipaux, sans exclusion liée au numérique ou à la complexité administrative. Le service public doit rester humain, proche et accessible.